Monde/Afrique : L’OMS veut sauver plus 10 millions de malades à l’horizon 2050

L’OMS veut sauver plus 10 millions de malades à l’horizon 2050 | Ph. Illustration/DR

Dans un rapport de l’Organisation mondial de Santé datant de 2016, l’organisation onusienne que combat sera difficile. L’OMS propose des niveaux d’action contre les 12 bactéries rebelles.

Selon le rapport, la résistance aux antimicrobiens est un problème complexe qui touche toute la société. Sa propagation est dû à de nombreux facteurs liés entre eux. Et donc, les interventions uniques et isolées n’ont qu’un impact limité. Une action coordonnée est requise pour réduire au minimum l’émergence et la propagation du problème.

Les recommandations

Il s’agit, pour les pays touchés par le phénomène d’avoir avoir un plan d’action national contre la résistance aux antimicrobiens. Ce sont prioritairement, l’intensification de l’innovation, les investissements dans la recherche et le développement de nouveaux médicaments antimicrobiens, vaccins et outils de diagnostic.

Une lutte individuelle

Ce sont quelques conseils de bases qui sont donnés pour prévenir et combattre la propagation de la résistance aux antibiotiques. Le rapport de l’OMS exhorte chacun à n’utiliser ces médicaments que s’ils sont prescrits par un professionnel de santé qualifié. Ne jamais exiger d’antibiotiques si votre agent de santé vous dit que vous n’en avez pas besoin. Toujours respecter les conseils du soignant lorsque vous utilisez des antibiotiques. Ne jamais partager vos antibiotiques avec d’autres personnes ou utiliser les médicaments qui vous restent. Il faut prévenir les infections en vous lavant régulièrement les mains, en suivant les règles d’hygiène pour la préparation de la nourriture, en évitant les contacts proches avec des malades, en ayant des rapports sexuels à moindre risque et en se tenant à jour des vaccinations.

Les responsables politiques

Eviter et combattre la propagation de la résistance aux antibiotiques, le rapport recommande que les pouvoirs publics doivent veiller à la mise en place d’un plan d’action national robuste pour endiguer la résistance aux antibiotiques. Il s’agira ensuite, d’améliorer la surveillance des infections résistantes aux antibiotiques. De même, il faut renforcer les politiques, les programmes et la mise en œuvre des mesures de prévention et de lutte contre les infections. Il est aussi question de réglementer et favoriser l’usage rationnel et la mise à disposition de médicaments de qualité et enfin, de diffuser les informations sur l’impact de la résistance aux antibiotiques.

Les professionnels de santé

Eviter et combattre la propagation de la résistance aux antibiotiques, le personnel de la santé est aussi interpellé par l’Organisation mondiale de la santé. Il recommandé à ces derniers, de faire de la prévention en veillant à la propreté des mains, des instruments et de leur environnement. Ils ne doivent prescrire et délivrer des antibiotiques que quand ils sont nécessaires, en application des directives en vigueur. De même, signaler les infections résistantes aux antibiotiques aux équipes de surveillance, parler à leurs patients de la prise correcte des antibiotiques. Un dialogue est souhaité entre le soignant et le patient au sujet de la prévention des infections (par exemple, par la vaccination, le lavage des mains, les rapports sexuels à moindre risque ou en se couvrant la bouche et le nez pour éternuer).

A ce jour, selon un groupe de chercheurs, ce sont près de 700 000 personnes qui décèdent chaque année du phénomène. Parmi eux, 50 000 en Europe et aux Etats Unis.

© CAMERPOST par Augustin TACHAM

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