Monde : Une journée dédiée au travail invisible et non rémunéré des femmes

Une journée dédiée au travail invisible et non rémunéré des femmes dans le monde | Ph. © CT

Ce lundi 3 avril 2017 marque la Journée mondiale du travail invisible. Dans ses recherches, CAMERPOST a découvert que d’après l’association féminine d’éducation et d’action sociale (AFEAS) à l’origine de cette réflexion, on estimait déjà, en 1995, à 11.000 milliards de dollars américains la valeur annuelle du travail invisible et non rémunéré des femmes à travers le monde.

Pour les personnes concernées, le combat ne consiste pas seulement à être reconnu symboliquement, il est bien plus concret : ces dernières “subissent ainsi des pertes de revenu, des diminutions ou pertes des prestations d’assurance parentale ou d’assurance-emploi et, par la suite, de leurs régimes de retraite. Et plus encore…”, précise l’Afeas sur son site internet. Et cette dernière d’ajouter : “pour les membres de l’Afeas, la reconnaissance sociale est importante, mais elle doit venir avec une reconnaissance économique, soit des mesures financières et fiscales. Il faut aussi des mesures concrètes, intégrées dans une politique de conciliation famille- travail-études, pour les parents, tout comme pour les aidantes et les aidants“.

LA FEMME RURALE AU CAMEROUN

On parle habituellement du travail invisible dans le cadre familial avec le travail des mères de familles, essentiel et pourtant toujours aussi méconnu. Son qualificatif d’invisible lui vient du fait que sa valeur n’est pas reconnue ni comptabilisée dans les comptes nationaux comme par exemple le PIB (produit intérieur brut). C’est le cas des femmes rurales dont la majorité est exploitée et marginalisée au Cameroun. Cette journée, dans une certaine mesure, met en lumière la femme rurale dont le travail est invisible. Partout dans le monde, l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes continuent de gagner du terrain. Mais malgré quelque progrès, beaucoup reste à faire, surtout dans les régions rurales.

Les femmes et les filles de ces régions représentent un quart de la population mondiale. Pourtant, en matière de revenus comme d’éducation ou de santé, en passant par la participation aux décisions, elles sont les plus discriminées. Et dire que si on leur donnait les possibilités et si elles bénéficiaient du même accès aux ressources productives que les hommes, pourraient augmenter les récoltes de leurs exploitations agricoles de 20 à 30%, permettant de sortir de la famine 100 à 150 millions de personnes, selon l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). En Afrique les femmes rurales représentent au moins 70% de la main d’œuvre agricole et les défis sont énormes.

© CAMERPOST par Linda Mbiapa

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1 Commentaire sur "Monde : Une journée dédiée au travail invisible et non rémunéré des femmes"

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Hélène Cornellier
La Journée du travail invisible, créée par l’Afeas, se tient depuis 2001 le 1er mardi d’avril. Ce sera donc demain (18:00 au Québec – Canada, donc aujourd’hui en Europe et en Afrique). Cette année c’est la 17è édition. Nous tentons d’obtenir du gouvernement fédéral qu’il évalue et comptabilise au Produit intérieur brut (PIB) le travail non rémunéré, dit “invisible” des femmes au sein de la famille, comme mères et aidantes. Dans certains pays, les tâches quotidiennes comme aller chercher de l’eau, cultiver champs pour nourrir la famille font aussi partie de ce travail invisible. Nous souhaitons aussi que le gouvernement… Read more »
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