Monde : Des bactéries rebelles menacent les antipaludéens et antituberculeux selon l’OMS

Des bactéries rebelles menacent les antipaludéens et antituberculeux selon l’OMS | © Pixabay/Illustration

L’inquiétude est contenue dans un rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Une menace planétaire qui fait des victimes humaines atteintes de paludisme et de la tuberculose.

Selon ce rapport, le phénomène de la résistance aux antibiotiques touche tous les pays du monde. Les patients atteints d’infections dues à des bactéries résistantes sont exposés à un risque accru de dégradation de l’issue clinique et de mortalité. A cela, se pose un besoin urgent de consacrer davantage de ressources de santé. Encore appelé « super bactéries », selon le rapport de l’OMS, la résistance aux antimicrobiens survient lorsque les micro-organismes (bactéries, champignons, virus et parasites) évoluent quand ils sont exposés à des médicaments antimicrobiens (comme les antibiotiques, les antifongiques, les antiviraux, les antipaludiques et les anthelminthiques).

Résistance de la tuberculose

L’OMS estime qu’en 2014, il y a eu environ 480 000 cas de tuberculose multi résistante (tuberculose-MR), une forme de tuberculose qui est résistante aux deux antituberculeux les plus puissants. Sur ces cas environ 123 000 ont été détectés et notifiés. À l’échelle mondiale, seulement la moitié des cas de tuberculose-MR ont été traités avec succès en 2014. Chez les nouveaux cas de tuberculose en 2014, 3,3% avaient une tuberculose multirésistante. Le raport de l’OMS, précise que la tuberculose ultrarésistante (tuberculose-UR), définie comme étant résistante à au moins 4 des principaux antituberculeux, a été identifiée dans 105 pays. On estime que 9,7% des personnes atteintes de tuberculose-MR ont en fait une tuberculose-UR.

Résistance du paludisme

En juillet 2016, la résistance du paludisme à P. falciparum au traitement de première intention (combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine, appelées CTA) a été confirmée dans 5 pays du Bassin du Mékong et en RDCongo. Dans la plupart des endroits, les patients atteints d’un paludisme résistant à l’artémisinine guérissent complètement après le traitement, à condition qu’ils aient été traités avec une CTA comportant un médicament associé efficace. Il y a un risque réel que cette multirésistance apparaisse bientôt ailleurs dans la sous-région. La propagation des souches résistantes dans d’autres parties du monde pourrait constituer un problème majeur pour la santé publique et compromettrait les progrès récents de la lutte antipaludique, selon l’OMS.

Conséquences

L’Oms a établi une liste de conséquences y relatives. On notera que la résistance aux antimicrobiens ou antibiotiques compromet la prévention et le traitement efficaces d’un nombre croissant d’infections dues à des bactéries, des parasites, des virus et des champignons. Elle constitue une menace croissante pour la santé publique dans le monde, d’où des mesures urgentes. L’absence d’antibiotiques efficaces compromettrait les succès de nombreux actes chirurgicaux et de la chimiothérapie contre le cancer. Le coût des soins pour les patients atteints d’infections résistantes est plus élevé que pour les infections non résistantes à cause de la durée plus longue de la maladie, des tests supplémentaires et des médicaments plus onéreux.  Dans le monde, 480 000 personnes contractent chaque année une tuberculose multi résistante et la résistance commence aussi à compliquer la lutte contre le VIH et le paludisme.

© CAMERPOST par Augustin TACHAM

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