MINUSCA : Revalorisation des primes du contingent camerounais en RCA

Revalorisation des primes du contingent camerounais en RCA | Illustration/DR
Revalorisation des primes du contingent camerounais en RCA | Illustration/DR

Un contrat individuel d’engagement entre désormais en vigueur. Les décisions prises par le chef de l’Etat ont été communiquées par le MINDEF hier à Douala.

La participation du contingent camerounais à la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations unies en Centrafrique (MINUSCA) vient de connaître deux mesures fortes. En effet, par décision du chef de l’Etat, chef des armées, la prime mensuelle par mois et par homme passe de 250 000 F à 450 000 F. Cette nouvelle disposition s’applique sur le troisième contingent qui sera déployé en août prochain. Mais, elle a un effet rétroactif sur les deux derniers contingents. C’est à dire qu’ils bénéficient eux aussi de cette augmentation. Par ailleurs, tout militaire ou policier faisant partie du contingent s’engage désormais à participer à la mission sur la base d’un contrat individuel. Le document précise les droits et les devoirs de l’engagé. Voilà les axes majeurs de la communication spéciale du ministre délégué à la présidence chargé de la Défense (MINDEF), Joseph Beti Assomo, délivrée à la demande du chef des armées, au troisième contingent des militaires. Ils sont 750 éléments en mise en condition opérationnelle au 21e régiment du Génie militaire à Douala, avant la mission. La signature solennelle des contrats a eu lieu entre ces éléments et le chef d’état-major des armées, le général de corps d’armée, René-Claude Meka.

Par ces mesures, Paul Biya, a rappelé Joseph Beti Assomo, entend renforcer et rassurer une bonne fois pour toute, la sérénité dans les rangs. « Ce sont des instructions fermes pour dissiper tout malentendu », a martelé le MINDEF. C’est que, « la marche déplorable » des éléments du deuxième contingent à Yaoundé, le 9 septembre 2015, a fragilisé un principe fondamental qui régit le fonctionnement d’une armée républicaine: la discipline. Car, comme l’a souligné le MINDEF, rien ne justifie que des militaires marchent, quels que soient les arguments qui l’expliquent. Donc, « qu’il s’agisse du mouvement passé ou de ceux qui pourraient survenir prochainement, des sanctions seront prises avec toute la rigueur et le règlement militaire », a conclu Joseph Beti Assomo. Par ailleurs, il sera désormais organisé une prise d’arme solennelle dans la Cour d’honneur du Quartier général au départ et au retour d’un contingent. Une autre descente est prévue vendredi à Awaé, dans la Mefou-et-Afamba.

Source : © Cameroon Tribune

Par Azize MBOHOU

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