Maroc Export : Des commandes fermes au Cameroun

Malgré l’abondance de l’eau, l’hydraulique peine toujours à s’imposer au Cameroun à cause d’une chaîne de distribution défaillante. Ce qui explique la forte dépendance aux hydrocarbures
Malgré l’abondance de l’eau, l’hydraulique peine toujours à s’imposer au Cameroun à cause d’une chaîne de distribution défaillante. Ce qui explique la forte dépendance aux hydrocarbures
  • Ingénierie, solutions de gestion, maintenance… Les marchés à prendre
  • 886 BtoB organisés par les entreprises marocaines
  • Plus de 80 millions de DH déjà actés

Après une première étape et un franc succès au Sahel, la caravane Action lumière a fait escale à Douala (capitale économique du Cameroun). Contrairement au Mali, le Cameroun jouit d’un meilleur réseau électrique surtout au niveau des grandes agglomérations. Il n’empêche que les autorités camerounaises comptent assurer un approvisionnement énergétique efficace, fiable et propre, développer et garantir l’accès aux services énergétiques modernes sur le long terme ou encore faire de l’énergie un atout de l’industrie camerounaise dans la compétition industrielle mondiale.

Pour l’heure, les hydrocarbures restent la première source d’énergie au Cameroun avec une part de 58,6%, soit 732 MW. Selon le ministère camerounais de l’Eau et de l’Energie, le pays connaît un déficit énergétique qui lui fait perdre des points en termes de croissance économique. Les besoins de financement sont également un frein de la filière, au moment où la demande en énergie enregistre une croissance estimée à 6,5%. D’ailleurs, selon la société délégataire Eneo (Energy of Cameroon), la production réelle nette a augmenté de 11,72% entre 2013 et 2014, soit 1354 MW (dont moins 1% de mix énergétique) pour un réseau atteignant près de 36.950 km. Parallèlement, le pays connaît une faible disponibilité des équipements de production, de transport et de distribution d’électricité qui entraîne des interruptions fréquentes dans les villes et les villages. « Plus de 40% d’énergie électrique produite dans les barrages hydroélectriques et les centrales de gaz s’évaporent lors du transport avant la distribution », explique un haut cadre au ministère camerounais de l’Eau et de l’Energie. Sur un tout autre registre, cette situation recèle un gros potentiel commercial à travers un vivier de marchés potentiel pour les opérateurs marocains. Surtout ceux qui développent des solutions à forte valeur ajoutée. En effet, et contrairement au Mali où la demande est concentrée sur la haute tension et les ouvrages d’art liés à l’électrification, la demande au Cameroun nécessite des solutions, de l’ingénierie ou encore de la maintenance. Selon Maroc Export, sur les 886 BtoB organisés à Douala, les opérateurs ont enregistré 7,2 millions d’euros (près de 80 millions de DH). S’y ajoutent 17,8 millions d’euros de commandes en cours de négociation (un peu plus de 196 millions de DH), 240 nombres de cotations, 21 partenariats institutionnels signés ou encore 105 partenariats privés… Lire la suite à © L’ECONOMISTE

Source : © L’ECONOMISTE

Par Amine ATER