Le « manspreading » : une posture machiste ou mauvaise habitude ?

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Le « manspreading » : une posture machiste ou mauvaise habitude ?

Le sexisme peut se manifester de plusieurs manières, parmi lesquelles le « manspreading », un terme qui a été récemment intégré dans un célèbre dictionnaire anglais. Il s’agit d’une façon gênante de s’asseoir par rapport à son vis-à-vis dans les transports en commun. Explications avec CAMERPOST.

Le « manspreading », c’est quoi exactement ?

Depuis quelques semaines, le « manspreading » est devenu l’un des sujets les plus discutés sur les réseaux sociaux. Il est vrai que cette nouvelle « tendance » pas très appréciée est perçue comme l’une des manifestations du sexisme au masculin. Le « manspreading » est une façon de s’asseoir sur un siège d’un transport en commun consistant à écarter les jambes jusqu’à gêner totalement la personne qui s’assoit à côté, l’obligeant ainsi à se recroqueviller. Cette façon de se tenir est surtout constatée chez les hommes, tandis que les victimes sont surtout des femmes. C’est pour cette raison que le « manspreading » est perçu comme un sexisme au masculin. Les réactions sur le « manspreading » sont surtout venues des associations féministes. Toutefois, elles diffèrent selon les pays.

Les réactions diffèrent selon les pays

Une publication sur un réseau social d’une photo d’un homme, prise par une femme, pratiquant le « manspreading » dans un transport en commun en France a défrayé la chroniques il y a quelques jours. L’auteure de la publication a par la suite reçu des messages d’insultes et même des photos pornographiques en retour. Ce fait divers a relayé largement les débats sur le phénomène, notamment par la réaction de l’association Osez le Féminisme qui regrette que le « manspreading » ne figure pas dans les débats publics. Elle déplore aussi que le « manspreading » ne soit que classé parmi les cas anecdotiques. L’association a invité les victimes de cette pratique à la dénoncer. La nouvelle ministre française de l’égalité des hommes et des femmes a rappelé qu’elle soutient toute initiative visant à rendre l’espace public à chacun. Ailleurs, à Madrid, les réseaux de transports en commun ont déjà adopté un pictogramme interdisant le « manspreading » dans les bus et les métros.

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