Maky Sall : Les chefs d’Etat de la CEDEAO n’interviennent pas au Burkina Faso ”en donneurs de leçons” – 06/11/2014

© Issouf Sanogo, AFP | De gauche à droite : Goodluck Jonathan, Macky Sall, Isaac Zida et John Dramani Mahama, mercredi à Ouagadougou.
© Issouf Sanogo, AFP | De gauche à droite : Goodluck Jonathan, Macky Sall, Isaac Zida et John Dramani Mahama, mercredi à Ouagadougou.

Le président sénégalais Maky Sall a déclaré que lui tout comme ses homologues ghanéen et nigérian, John Dramani Mahman et Goodluck Jonathan, ne sont pas intervenus en ‘’donneurs de leçons’’ dans la recherche d’un consensus à la transition au Burkina Faso.

”Chaque pays a son itinéraire propre et une expérience très importante. Le Burkina est un pays très politique, un pays qui a su, à différentes occasions gérer ses crises majeures. Donc nous ne sommes pas venus ici en donneurs de leçon”, a notamment dit le président sénégalais Maky Sall, mercredi soir à Ouagadougou, à sa sortie de concertation avec les acteurs de la vie politique burkinabè.

‘’Nous sommes, a-t-il précisé, venus apporter une contribution africaine, manifester une solidarité devant un pays qui connait des difficultés en ce moment”.

Parlant du résultat des travaux, le président sénégalais a déclaré : ‘’nous avons pu réussir à consigner un certain nombre de principes essentiels sur la voie du retour vers une normalité constitutionnelle, une transition apaisée dirigée par un gouvernement civil”.

La réunion de concertation avait connu un climat de tension lorsque l’opposition et la société civile ont quitté la salle pour protester contre la présence de membres de l’ex-mouvance présidentielle. Les protestataires ont réintégré la salle après plusieurs négociations et le départ des tenants de l’ancien régime.

Au terme de la réunion, le président de la commission de la CEDEAO, Kadré Désiré Ouédraogo, a lu le communiqué final qui fait état de six accords dont le premier porte sur ‘’la levée immédiate de la suspension de la constitution”.

Cette mesure, précise le communiqué, permettra ‘’au Conseil constitutionnel de déclarer la vacance du pouvoir et (d’) annoncer les processus de la mise en place d’un gouvernement de transition ‘’.

Les 2e et 3e accords préconisent ‘’La nomination urgente par consensus d’une éminente personnalité civile pour présider la transition et la formation d’un gouvernement de transition pour une période d’un an”.

Le 4e et 5e accords, eux, évoquent ‘’l’organisation d’élections présidentielle et législatives d’ici novembre 2015, la garantie de la sécurité de tous les Burkinabè y compris les leaders politiques, les membres du gouvernement et de l’Assemblée nationale sortant ainsi que la protection des droits des personnes et des biens”.

Dans le 6e accord, il est annoncé ‘’la conduite de consultations inclusives entre les leaders de partis politiques, les représentants de la société civile, les leaders religieux et traditionnels ainsi que les forces armées nationales afin d’arrêter la structure et la composition des organes de transition”.

Les trois chefs d’Etat ont ensuite rejoint leurs autres homologues d’Etats de la CEDEAO pour une réunion prévue à partir de ce jeudi matin à Accra sur la crise au Burkina Faso et la fièvre hémorragique à virus Ebola.

© CamerPost avec © APA

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