Lutte contre le terrorisme : l’armée riposte à une attaque meurtrière de Boko Haram au Niger – 19/07/2015

Des hélicoptères de combat à Fotokol, au Cameroun, le 1e février 2015. | © AFP
Des hélicoptères de combat à Fotokol, au Cameroun, le 1e février 2015. | © AFP

Au moins 16 personnes ont été tuées mercredi au Niger dans l’attaque d’un village attribuée à Boko Haram, selon un élu local, et l’armée a annoncé samedi avoir riposté en abattant 32 militants du groupe islamiste nigérian.

« Le 15 juillet des éléments de Boko Haram ont tiré sur des villageois qui priaient dans un village, près de la ville de Bosso. Ils ont tué 15 personnes sur place et une autre personne a succombé plus tard à ses blessures », a déclaré samedi à la télévision d’État Bako Mamadou, le maire de Bosso, une ville du sud-est du Niger frontalière avec le Nigeria.

« Quatre autres personnes ont été blessées lors de cette attaque », selon lui.

De son côté, l’armée nigérienne a affirmé samedi avoir tué 32 combattants islamistes entre le 15 et le 17 juillet, au cours d’opérations de ratissages qu’elle a engagées à la suite de l’attaque du 15 juillet perpétrée par des éléments de Boko Haram.

« Le bilan global provisoire est le suivant : coté forces de Défense et de sécurité rien à signaler. Côté ennemi 32 éléments de Boko Haram tués, trois (faits) prisonniers dont un émir (de Boko Haram) », a précisé le ministère nigérien de la Défense dans un communiqué lu à la télévision d’État.

Quid de la participation des soldats tchadiens à la riposte ?

« Des motos et du matériel des islamistes ont été détruits », assure le communiqué, sans préciser si les militaires du Tchad, également présents dans cette zone, ont participé aux opérations. Après des semaines d’accalmie, Boko Haram a repris ses attaques dans la région de Diffa, une province proche du sud-est du Nigeria.

Les islamistes avaient attaqué dimanche dernier la prison de Diffa, tuant un gardien, selon les autorités locales, trois des assaillants périssant aussi dans cette attaque. Le 9 juillet, cinq personnes avaient été égorgées à Dagaya, un village situé près de Bosso, dans une attaque attribuée à Boko Haram par le maire de Bosso.

Source : © Jeune Afrique

Poster un Commentaire

Soyez le premier à commenter !

Me notifier des
wpDiscuz