Lutte contre le terrorisme : L’armée camerounaise et la Force multinationale mixte tuent 24 éléments de Boko Haram

Patrouille de l'armée dans les rues de Maroua | © Radio France - 2015 / Philippe Randé
Patrouille de l’armée dans les rues de Maroua | © Radio France – 2015 / Philippe Randémilitaires

Vingt-quatre membres présumés de la secte islamiste Boko Haram ont été tués dans la nuit de lundi à mardi dans la localité camerounaise de Wambache (Extrême-Nord), au terme d’âpres combats les ayant opposés à l’armée locale appuyée par la Force multinationale mixte (FMM) du Bassin du Lac Tchad, a-t-on appris de sources sécuritaires.

Deux soldats camerounais ont également été blessés au cours de ces accrochages, qui ont pris fin au petit matin dans cette zone où le mouvement jihadiste semble vouloir s’incruster depuis quelques jours.

La même nuit en effet, les terroristes ont égorgé un habitant du village Oulamso et incendié plusieurs habitations avant de fondre dans les ténèbres alors que, quelques heures auparavant, ils avaient volé le véhicule d’un commissaire de police en charge du renseignement à un jet de pierre de là qu’ils ont finalement incendié.

Dans la foulée, Boko Haram a assassiné un membre du comité de vigilance de la localité de Mozogo, peu après avoir pillé des habitations à Kerawa.

Entre janvier et mi-septembre 2015, et selon un rapport d’Amesnty International, Boko Haram a tué quelque 400 civils en terre camerounaise dans des «crimes de guerre».

La secte a ainsi tué «sans distinction, détruit des biens civils, enlevé des gens et utilisé des enfants pour des attentats-suicides» alors qu’en face, l’armée est accusée d’avoir, dans ses opération de réplique et de ratissage, «attaqué des villages, détruisant des maisons, tuant des civils et arrêtant plus de 1 000 suspects, dont certains n’étaient âgés que de cinq ans. Des événements graves, notamment la mort de 25 personnes en garde à vue, n’ont donné lieu à aucune enquête sérieuse. On est toujours sans nouvelles de plus de 130 personnes».

Ces accusations contre l’armée camerounaise ont été qualifiées de « fantaisistes » par le porte-parole du gouvernement, Issa Tchiroma Bakary.

© CAMERPOST avec © APA

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