Lutte contre le terrorisme : L’armée affronte Boko Haram au Cameroun – 12/02/2015

Des hélicoptères tchadiens Mi-8 à Fotokol au Cameroun, le 1er février 2015 après une opération dans les environs de Gamboru, au Nigeria. AFP PHOTO / STEPHANE YAS
Des hélicoptères tchadiens Mi-8 à Fotokol au Cameroun, le 1er février 2015 après une opération dans les environs de Gamboru, au Nigeria. AFP PHOTO / STEPHANE YAS

Aucun drapeau noir djihadiste ne flotte sur le Cameroun, mais la menace Boko Haram s’amplifie de jour en jour. Les attaques des insurgés islamistes venus du Nigeria sont désormais quotidiennes ou presque dans l’extrême nord du pays. Le conflit larvé qui durait depuis plus de deux ans s’est transformé en guerre ouverte.

A Amchidé, l’horizon est vide. Depuis le camp retranché du bataillon d’intervention rapide (BIR), l’unité d’élite de l’armée camerounaise, il ne sert à rien de chercher un peu de vie au loin. Toutes les maisons ont été abandonnées, les deux axes ont été minés par les combattants de Boko Haram. La frontière nigériane et la ville de Banki sont à environ 800 mètres. Le chef du détachement a retroussé sa cagoule noire pour raconter l’assaut au cours duquel huit de ses camarades sont morts. « C’était le 15 octobre 2014 aux environs de 16 heures. Ils se sont infiltrés au sein de la population et ont mené une attaque simultanée sur le poste de Limani pour empêcher l’arrivée de renforts. »

Attaques de masse et enlèvements

Les djihadistes mènent des opérations de guérilla mais avec les moyens d’une armée régulière. Un blindé, vraisemblablement récupéré aux forces nigérianes qui ont abandonné toutes leurs positions sur près de 400 km le long de la frontière, a tenté de forcer le portail de la base du BIR pour permettre à un…

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Par Cyril Bensimon (Fotokol, Amchidé et Kolofata (Cameroun), envoyé spécial)