Lutte contre la famine : Le Cameroun opte pour la diversification de la culture du riz – 10/02/2015

Haman Ndjidda, chef du service des activités connexes de diversification à la Direction Générale de Semry. | Photo d'illustration
Haman Ndjidda, chef du service des activités connexes de diversification à la Direction Générale de Semry. | Photo d’illustration

Les autorités camerounaises optent pour la diversification de la production alimentaire à travers la Société d’expansion et de modernisation de la riziculture de Yagoua (SEMRY) pour lutter contre une éventuelle famine dans la région de l’Extrême-nord du pays.

Cette option est la conséquence directe des incursions répétées de la secte terroriste et islamiste nigériane Boko Haram à l’origine de l’abandon des champs par des populations de cette partie du territoire national.

Dans cette perspective, outre le riz qui demeure le principal produit, avec en moyenne 100 000 tonnes de production annuelle, la SEMRY se lancera cette année dans la culture du mil et du sorgho.

Le conseil d’administration a entériné la hausse du budget de l’entreprise qui passe à 12,5 milliards de francs CFA en 2015, soit près de la moitié du budget de fonctionnement et d’investissement pour l’année écoulée.

«Ce montant permettra certainement à la Semry de redimensionner les choses en augmentant non seulement la production, mais aussi en la diversifiant pour parvenir à rattraper le gap alimentaire», selon le président du Conseil d’administration de l’entreprise, Midjiyawa Bakari.

La campagne agricole 2014 s’est achevée dans la région de l’Extrême-Nord sur un déficit céréalier (mil, maïs, sorgho, riz) estimé à 132 000 tonnes, selon les statistiques du ministère de l’Agriculture à cause de la menace Boko Haram et de la mauvaise pluviométrie.

© CamerPost avec © APA

Poster un Commentaire

Soyez le premier à commenter !

Me notifier des
wpDiscuz