Lutte contre l’insécurité maritime en Afrique Centrale : Yaoundé capitale du Golfe de Guinée

Ambiance inhabituelle dans les rues et grandes artères  de la capitale Camerounaise. Yaoundé à fait sa toilette des grands jours pour recevoir ses hôtes de  marque. La ville aux sept collines abrite durant deux jours (les 24 et 25 juin 2013) un sommet, de chef d’Etat sur la sûreté et la sécurité dans le Golfe de Guinée, le tout premier du genre.

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Un sommet couplé à celui de chef d’Etat et de gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale(CEEAC)  et de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest(CEDEAO). Sur la table de ces illustres personnalités, au centre des débats se trouve la question de la piraterie maritime. Le golfe de Guinée en plus de sa position stratégique en Afrique centrale, attire non seulement de gros investisseurs pour les ressources naturelles dont-il regorge (pétrole, gaz naturel, ressources halieutiques…) mais aussi des trafiquants et autres hors la loi.  Le phénomène de piraterie connait un certain regain dans la zone. Des attaques d’Etablissements Financiers dans les villes côtières se sont multipliées ces dernières années. Dans de nombreux cas les assaillants arrivent et repartent par la mer. C’est donc pour réfléchir sur les moyens à mettre en œuvre pour lutter efficacement contre cette menace que 25 pays et organisations internationales, 11 chefs d’Etat et de gouvernement, ainsi que de  nombreux expert ont répondu présent au rendez vous de Yaoundé.

Le Cameroun, a d’ores et déjà pris la pleine mesure du problème. Une unité d’élite de l’armée camerounaise,  le très Impressionnant Bataillon d’Intervention Rapide (BIR) assure la couverture sécuritaire de la façade maritime camerounaise depuis 2009. La dernière attaque de pirates sur les côtes camerounaises, précisément dans la zone de Bakassi a été enregistrée en mars 2011.  Le combat est également mené en pleine mer à travers la protection des intérêts pétroliers. L’amé camerounaise dispose d’une barge, une sorte de base militaire flottante qui patrouille en permanence en haute mers à proximité des plateformes d’exploitation pétrolière. En plus de ce dispositif on note la présence dissuasive des embarcations avec à leur bord des hommes armés.

Malgré ses dispositions nationales, la meilleure réponse à apporter à la question de la sécurité dans le golfe de Guinée reste  la mutualisation des efforts entre les pays qui partage cet espace. Le sommet de Yaoundé devra en poser les jalons.

Hakim ABDELKADER

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