Lutte contre Boko Haram : L’ONU a « réparé » l’injustice faite à la région du Lac Tchad

Paul Biya reçoit le chef de la délégation des pays membres du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU) | Ph. © PRC

Le chef de l’État camerounais, Paul Biya, a reçu vendredi en audience la délégation des 15 pays membres du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU), pour la première étape de sa mission dans les pays de la zone du Lac Tchad confrontés aux affres de la secte islamiste Boko Haram.

L’entretien y relatif a été qualifié de « positif et chaleureux » par les trois coprésidents de la mission que les ambassadeurs de Grande-Bretagne, de France et du Sénégal ainsi que par leur homologue des États-Unis.

S’adressant à la presse à la sortie de cet entretien l’ambassadeur à l’ONU, François Delattre, a ainsi souligné l’importance de la tournée sous-régionale : « La région du Lac Tchad n’a pas eu l’attention qu’elle aurait dû avoir de la part de la communauté internationale. Cette erreur, qui est aussi une injustice, est réparée. »

C’est en effet la première fois que le Conseil de sécurité se rend dans les pays affectés par la vague terroriste de Boko Haram que sont le Cameroun, le Niger, le Nigeria et le Tchad, afin d’encourager ces États à renforcer leur coopération pour lutter contre la secte, en particulier dans le cadre de la Force multinationale mixte (FMM).

Cette tournée a aussi pour but d’encourager les gouvernements de la région à continuer de faciliter l’accès à l’aide humanitaire pour les populations les plus vulnérables, et d’exhorter les États concernés à adopter une approche globale afin de traiter les causes profondes du terrorisme, notamment en matière de gouvernance et de développement.

A l’issue de la rencontre avec Paul Biya, puis avec le Premier ministre Philemon Yang, la délégation s’est envolée pour une visite de terrain à Maroua (Extrême-Nord) où elle a eu une rencontre des réfugiés et personnes déplacées victimes des exactions de Boko Haram.

Elle devra aussi, avant de quitter le Cameroun le même jour, tenir une réunion conjointe avec les chefs de départements ministériels concernés par l’objet de sa mission.

On rappelle que le pays accueille actuellement sur son sol quelque 360.000 réfugiés, sans compter des milliers d’autres déplacés internes fuyant la vague terroriste.

© CAMERPOST avec © APA