Luc Magloire Mbarga : Ce qui se passe au Cameroun est exceptionnel

Luc Magloire Mbarga, Ministre camerounais du Commerce | © CAMERPOST / Olivier Ndema Epo
Luc Magloire Mbarga, Ministre camerounais du Commerce | © CAMERPOST / Olivier Ndema Epo

Le Ministre camerounais du Commerce évoque la nouvelle politique cacaoyère, au lendemain de Festicacao 2016.

Quelles sont les spécificités de Festicacao 2016 ?

Il faudrait voir les choses dans le sens de la continuité d’une œuvre. Depuis 2012 nous avons impulsé une nouvelle politique cacaoyère. Au départ il était question de montrer de quoi nous sommes capables. En ce moment nous voulons susciter des vocations dans un environnement concurrentiel. Chacun peut déjà faire du beurre de cacao à domicile. Nous avons réalisé des progrès énormes. L’année dernière l’on parlait de l’amélioration du conditionnement. En 2016 nous déjà du contenu. Nous pouvons être fiers de nos réalisations. Un togolais m’a parlé de la valeur de nos produits. Ils n’ont rien à envier à ceux qui sont exposés dans les supermarchés occidentaux. Ils sont faits en partenariat avec des instituts de recherche.

 Nous sommes sortis de l’isolement de l’artisanat pour travailler en synergie. Nous les Pouvoirs publics devons juste canaliser les énergies et encadrer ces initiatives éparses. Les uns et les autres doivent se mettre ensemble, même s’ils évoluent séparément en réalité. Il est question de donner une identité made in Cameroon à ces produits, et promouvoir le label Cameroun. Ce qui se passe au Cameroun est exceptionnel. Le secteur du cacao se limitait auparavant à la production du cacao et à sa commercialisation. Au-delà de la production, le Cacao c’est également de l’industrie. Une industrie de transformation.

Quid de l’année 2017 …

En attendant l’année 2017, nous essayerons de promouvoir la consommation des produits made in Cameroon, probablement sur l’esplanade du Ministère du Commerce. Nous parlons ici de l’exposition médiatique et marchande desdits produits. Dans le cas contraire les mentalités ne changeront pas. L’exposition ne sera qu’une simple kermesse. Aujourd’hui nous ne voulons plus parler de kermesse, mais d’industrie

© CAMERPOST – Propos recueillis par Olivier Ndema Epo