Louis René Epé : « Il n’existe au Cameroun aucun joueur de futsal »

Louis René Epé, sélectionneur du Cameroun | © CAMERPOST / Olivier Ndema Epo

L’Entraineur national de futsal parle de la pratique de la discipline au Cameroun.

Nous assistons à un simple tournoi de futsal dans la Région du Centre. Quid du Championnat national ?

En ce moment ce sont des activités de promotion et de vulgarisation du futsal au Cameroun…

Le Cameroun dispose pourtant d’une sélection nationale. Qu’est-ce à dire ?

Nous disposons certes d’une équipe nationale de futsal. Elle est en phase de formation. Elle prend forme et se densifie, à partir d’événements tels que le tournoi Saint Fabien Mvogo Futsal 2016. Nous voulons mettre sur pied des cellules de suivi et de promotion du futsal, à partir d’occasions telles que celle-ci. De telles manifestations constituent en effet des viviers de talents importants et spécifiques au futsal. Nous allons les mettre en évidence et les entretenir. En fait nous allons nous organiser en cellules dans les Départements, et en pôles dans les Régions. Au niveau national nous pensons un centre dédié au futsal. Toutes ces structures vont permettre de promouvoir et de vulgariser le futsal au Cameroun.

Le futsal se pratique sur des surfaces réduites, comparativement au football à onze. D’où viennent donc ces joueurs, si tant est que la discipline n’est qu’en promotion au Cameroun ?

Nous nous appuyons en réalité sur des clubs de football à onze, et des centres de formation. En attendant d’imposer une culture du futsal et de créer des centres spécifiques, nous évoluons ainsi. Pour l’instant il n’existe au Cameroun aucun joueur de futsal, formé de la base au sommet. Nous observons les caractéristiques et qualités des footballeurs avant de les sélectionner. C’est un véritable problème au Cameroun ! Nous n’avons donc pas encore intégré la culture du futsal dans notre pays.

Nous parlons de futsal, mais nous voyons les joueurs évoluer sur le bitume et à l’air libre…

Il n’y a pas encore de site dédié à la pratique du futsal par chez nous.  Nous ne pouvons pour le moment qu’adapter des aires. Ceci passe par la matérialisation des surfaces techniques. Nous sommes encore à mettre en place et roder les mécanismes. Je reste convaincu qu’à terme nous pratiquerons véritablement du futsal au Cameroun.

© CAMERPOST par Olivier Ndema Epo

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