Les producteurs des huiles végétales s’inquiètent d’éventuelles importations massives

Dans un mémorandum adressé au Premier ministre camerounais, Philémon Yang, le 10 octobre 2013, les producteurs des huiles végétales du Cameroun s’inquiètent d’un éventuel envahissement du marché par des produits importés.

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En effet, apprend-on de bonnes sources, dans une correspondance datée du 9 août 2013, la directrice générale des douanes du ministère des Finances, Minette Libom Li Likeng, a proposé au ministre des Finances de lever l’application de la valeur de référence sur les importations des huiles végétales sur le Cameroun, et son remplacement par la valeur transactionnelle, plus favorable aux importations.

Selon la DG des douanes, citée par Le Quotidien de l’Economie, depuis l’instauration de la valeur transactionnelle (1500 Fcfa le kg d’huile) en 2009, destinée protéger l’industrie locale de production des huiles végétales, des réseaux de contrebande autour de ces produits se sont développés, causant d’importantes pertes de recettes douanières.

Pour preuve, soutient l’administration des douanes, alors que les huiles végétales importées sont de plus en plus abondantes sur le marché camerounais, les statistiques de la douane camerounaise enregistrent une baisse drastique des importations et, par conséquent, des recettes.

La mesure proposée par la direction générale des douanes viserait donc simplement à lever les mesures de protection du marché, qui ont plutôt créé des effets pervers, afin de ramener les importateurs véreux vers la transparence.

Une posture que dénoncent les producteurs locaux, qui craignent plutôt un effondrement de l’activité de production des huiles végétales dans le pays, avec, en prime, une menace sur plus de 25 000 emplois.

Agence Ecofin  –  BRM

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