Le Cameroun impose 13 règles sociales et environnementales au chinois CEW dans le projet de Lom Pangar

Après une descente sur le site du projet de construction du barrage de retenue de Lom Pangar, dans la région de l’Est, du 25 au 26 octobre 2013, le ministre camerounais de l’Environnement et du Développement durable, Pierre Hélé, a déclaré que 13 recommandations ont été faites à CEW, l’entreprise chinoise qui construit ledit barrage, afin de corriger les manquements au respect des règles sociales et environnementales, déjà relevés par les bailleurs de fonds, et principalement la Banque mondiale, au cours d’une descente sur le terrain au mois de juin 2013.

Lom_Pangar

Selon le quotidien gouvernemental, Cameroon Tribune, ces recommandations concernent la gestion des déchets, le traitement des eaux usées et l’amélioration des conditions de vie dans la cité hébergeant des ouvriers engagés sur le chantier.

Concrètement, il va s’agir, apprend-on, d’améliorer le système de collecte, de transport et de traitement des déchets ; d’analyser les eaux usées et envoyer les résultats au ministère de l’Environnement, de tenir à jour le registre des déchets dangereux, d’améliorer l’assainissement dans la cité des ouvriers…

Ces recommandations du gouvernement camerounais à l’entreprise adjudicataire du marché de construction du barrage de Lom Pangar, interviennent quelques semaines après une seconde descente sur le site des bailleurs de fonds (Banque mondiale, BEI, BAD, BDEAC et AFD) du projet, visite de terrain effectuée du 2 au 8 octobre 2013.

La Banque mondiale avait notamment relevé que les ouvriers employés sur le chantier ne portaient pas tous des casques de protection, que l’eau de boisson sur le site pouvait être contaminée pendant le transport, que les ouvriers vivaient dans la promiscuité et que des activités de braconnage avaient cours dans la zone du projet.

Agence Ecofin – BRM