Le Cameroun déclaré «Pays conforme» à l’Initiative de transparence dans les industries extractives (ITIE)

Le Conseil d’administration du Comité international de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) a déclaré le Cameroun «Pays conforme» à l’ITIE, le 17 octobre 2013, a appris l’agence Ecofin de sources officielles. Le Cameroun se présentait à cet examen de passage pour la dernière fois, après deux premières tentatives sanctionnées par des échecs.

Emmanuel Bondé, ministre camerounais des Mines, de l'industrie et du Développement technologique.
Emmanuel Bondé, ministre camerounais des Mines, de l’industrie et du Développement technologique.

Le statut de «Pays conforme» à l’ITIE permet au Cameroun, explique un membre du comité national de mise en œuvre de l’ITIE, de rassurer les investisseurs sur la pratique de la transparence dans la gestion des affaires dans le pays. C’est, apprend-on aussi, un indicateur positif de l’amélioration du climat des affaires.

C’est en 2005 que le Cameroun a adhéré à l’ITIE, une initiative de la Banque mondiale et de la société civile internationale (qui avait déclenché le mouvement ‘’Publish what you pay’’), visant à encourager les pays à publier les volumes et les montants des retombées financières de l’exploitation des ressources minières.

Dès l’adhésion volontaire à cette initiative, le pays reçoit le statut de «Pays candidat», et entame alors un processus qui intègre, par exemple, la publication grand public des rapports de conciliation des chiffres et volumes, qui sont ensuite soumis à la validation du Comité international ITIE. Ce comité analyse les résultats du pays candidat sur la base de 20 principaux critères. Lors de son avant-dernier examen de passage, le Cameroun avait été recalé pour non validation de quatre critères, parmi lesquels le défaut de communication grand public autour des rapports de conciliation rendus publics.

Ces insuffisances ont été corrigées, selon le dernier verdict du Comité international ITIE, qui a décidé d’admettre le Cameroun sur la liste très prisées des «Pays conformes». Et pour garder ce statut, apprend-on, les performances qui ont conduit à cette admission dans le cercle fermé de la conformité doivent être maintenues.

Agence Ecofin – BRM

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