La moto avec parapluie : il fallait y penser

 Sacrés chinois ! Ils ont trouvé la parade. Pour  une ville comme Douala où les caprices de dame pluie font perdre le sommeil à plus d’un ; plus besoin de se ruiner la santé sous la pluie en attendant un taxi ; terminées les courses onéreuses pour cause de pluie interminable.

moto_avec_parapluie

Le Yaoundéen que je suis, ne pouvait pas cacher sa surprise face à ces drôles de machines à deux roues. Rassurez vous il ne s’agit pas d’une nouvelle invention, c’est juste un ajout, une sorte d’accessoire à la fois pratique et lucratif, que les commerçants de motos ont trouvé. Pour une ville comme Douala où, en saison pluvieuse on sait quand les vannes du ciel s’ouvrent mais jamais quand elles se referment, il faut bien avouer qu’il fallait y penser. Les motos avec parapluies s’imposent progressivement dans le paysage urbain, notamment sur les axes et ruelles de la capitale économique. Tout habitant de Douala sait le calvaire que représente la saison des pluies, désormais en plus des habituels taxis jaunes ils ont une nouvelle option, moins confortable certes, mais plus agile et plus rapide selon le lieu où on souhaite se rendre. Flairant la bonne affaire de nombreux moto-taximen ont adapté leur engin pour le rendre ”décapotable”, et la possession de cet accessoire confère une certaine respectabilité dans le milieu. C’est un peux comme avoir une moto pour ”VIP”. Et le prix de la course, vous le devinez bien, n’est pas le même. Il faut débourser un peu plus que le tarif habituel, pour grimper à bord d’une moto équipé de parapluie. Un prix plus haut que les moto-taximen justifient en précisant qu’il faut bien payer le parapluie et les modifications qu’il impose. Un parapluie pour moto couterait environ 12000fcfa. C’est connu lorsqu’il pleut, le prix de transport augmente, mais chez les conducteurs de moto avec parapluie il faut payer le double voire le triple. Dans une ville comme Douala, force est de reconnaitre que de nombreux usagers n’ont pas d’autres choix que de recourir à ce moyen de transport et d’en payer le prix…Il apparait donc évident que certains  croisent les doigts pour qu’il pleuve tous les jours les jours à Douala.

Hakim Abdelkader