L’immeuble de la mort fait encore parler de lui

Le célèbre édifice en plein cœur de la ville de Yaoundé a fait l’objet d’une descente des agents de la Communauté Urbaine de Yaoundé le samedi 13 juillet 2013.
 
Ils étaient nombreux samedi dernier, les curieux et autres passants étonnés de voir les engins de démolitions de la Communauté Urbaine de Yaoundé s’acharner sur un local au bas de l’immeuble de la mort. Les agents de la CUY accompagnés de policiers armés ont annoncé la couleur en défonçant l’entrée du parking en face de la poste centrale. Ils ont au passage détruit un jardin et quelques échafaudages. Les dégâts les plus lourds, constatés par  les employés de l’entreprise chinoise (China Shanxi) chargée de la rénovation de cet immeuble sont estimés à plusieurs millions de francs CFA.  Concrètement ils déplorent la perte d’une cuve à fuel de 8000 litres, de deux groupes électrogènes de 500 KVA.
Les travaux de rénovation de l’immeuble de la mort ont débuté il y’a trois ans, ils sont effectués à 80%. C’est un investissement évalué à plus de 500 millions de francs CFA entièrement supporté par le Caisse Nationale de Prévoyance Sociale(CNPS). L’entreprise en charge des travaux se dit désormais en insécurité et menace de quitter le chantier. Une correspondance dans se sens à été adressée au directeur de la CNPS Noel Alain Mekulu Mvondo.
 
Sans entrer dans les subtilités et les exigences de la gestion d’une cité comme Yaoundé, ont peut logiquement s’interroger sur la démarche du Délégué du Gouvernement Gilbert Tsimi Evouna. Comment comprendre que ses agents entravent l’évolution d’un chantier dont la réalisation contribue au rehaussement de l’image de la ville ? Certaines sources affirment que la CUY a adressé une mise en demeure à la CNPS il y’a quelques mois, lui demandant d’arrêter les travaux de construction. Des démarches auraient été entreprises par les responsables de la CNPS pour expliquer au Délégué du Gouvernement la nécessité de mener à bien le projet. Il aurait alors donné toutes les assurances afin que les travaux se poursuivent sans entraves. La descente faite par les agents de la CUY samedi dernier a été une grande surprise non seulement pour la CNPS mais aussi pour de nombreux habitants de la capitale camerounaise, d’autant plus que ce tristement célèbre bâtiment jadis refuge de coupe-gorge et autres bandits de grand chemin, affiche désormais fière allure.

Hakim Abdelkader