Journées de protestation à Conakry : Trois morts, cinquante blessés et cent interpellations selon l’opposition – 15/04/2015

 Des heurts sont survenus dimanche 22 septembre dans la commune de Ratoma, alors que la campagne électorale a été prolongée jusqu'au 26 septembre, suite au report des législatives du 24 au 28 septembre | © AFP/CELLOU BINANI
Des heurts sont survenus dimanche 22 septembre dans la commune de Ratoma, alors que la campagne électorale a été prolongée jusqu’au 26 septembre, suite au report des législatives du 24 au 28 septembre | © AFP/CELLOU BINANI

Le gouvernement guinéen et l’aile dure de son opposition font un décompte assez contradictoire des pertes enregistrées lors des deux journées de protestation dans la haute banlieue de Conakry pour dénoncer l’insécurité et le calendrier électoral inversant l’ordre des élections.

Selon l’opposition guinéenne, en dépit des dénégations du gouvernement Condé, le bilan de ses deux journées de manifestations à Conakry s’établit pour l’instant à trois morts, une cinquantaine de blessés dont au moins douze par balles et près de cent interpellations.

En revanche, le gouvernement Condé a quant à lui relativisé le bilan communiqué par l’opposition. Selon son porte-parole, le ministre Damantang Albert Camara, malgré de nouveaux appels à manifester, les activités ont repris normalement sur la majeure partie de Conakry.

Pour la journée de mardi, le gouvernement Condé a annoncé le décès d’une fillette suite à une chute, dix blessés toujours en soins à l’hôpital national Donka et l’interpellation de quinze personnes.

En début de semaine, l’opposition, conformément à son engagement de s’inscrire désormais dans un cycle ininterrompu de manifestations jusqu’à la satisfaction totale de ses revendications, a appelé ses partisans à battre le pavé pour dénoncer la montée de l’insécurité.

Au terme de cette marche non autorisée, les opposants ont de nouveau appelé leurs sympathisants à redescendre dans les rues de Conakry pour exiger l’arrêt des opérations électorales.

Après deux journées de violentes manifestations, surtout dans la haute banlieue de Conakry, ils ont demandé à leurs partisans d’observer une trêve en attendant la prochaine marche prévue le 20 avril.

© CamerPost avec © APA

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