Jeux Olympiques de Rio de Janeiro : Probablement l’une des meilleures campagnes du Cameroun

Les lutteuses sont attendus à Rio de Janeiro | © CAMERPOST / Ndema Epo
Les lutteuses sont attendus à Rio de Janeiro | © CAMERPOST / Ndema Epo

La taille de la délégation camerounaise aux Jeux olympiques est revue à la baisse, comparativement à l’édition 2012. Toutefois la nouvelle cuvée parait mieux outillée.

Les sports individuels constituent à première vue, les meilleurs atouts du Cameroun aux prochains Jeux Olympiques d’été. La Nation n’y a jamais aligné autant de têtes couronnées. Douze adeptes de disciplines individuelles y seront présents. Les sports de combat seraient les principaux espoirs de médailles.

La boxe est l’un des potentiels pourvoyeurs de titres. Les quatre qualifiés camerounais sont au moins aussi impressionnants que leurs prédécesseurs de l’édition 2012. A Londres le Cameroun avait aligné un vice-champion du monde amateur, ainsi que des Champions d’Afrique. Seul le mondialiste Essomba Thomas avait été atteint l’étape des huitièmes de finale. Dans la capitale brésilienne le Cameroun propose une carte de visite plus impressionnante. Hassan Ndam Njikam (81 kg) est deux fois Champion du monde professionnel Wbo et Wba. Avant de devenir professionnel en 2004 il avait remporté la ceinture de Champion d’Afrique amateur en 2003. Le boxeur âgé de 32 ans a la particularité de vaincre la plupart de ses adversaires par k.o. Il a d’ailleurs perdu peu de combats depuis le début de sa carrière. Il a en outre l’avantage d’avoir déjà pris part aux Jeux Olympiques. C’était en 2004 à Athènes.  Il avait alors été éliminé en quart de finale par le futur médaillé d’or.

Les autres boxeurs camerounais sont détenteurs de titres continentaux. Ce sont Wilfried Seiyi (75 kg), Smaila Mahaman (64 kg) et Simplice Fotsala (48 kg). Les trois hommes également sont détenteurs de titres continentaux et nationaux. Smaila Mahaman connait lui aussi sa deuxième participation au Jeux Olympiques. La première remonte à l’année 2008 à Pékin. Avec deux vétérans parmi ses quatre ambassadeurs, la délégation camerounaise est à prendre au sérieux.

La lutte féminine est l’autre probable pourvoyeur de titres pour le Cameroun. Les trois représentantes de la Nation sont rompues à la haute compétition. Ali Anabel Laure (75 kg), porte étendard de la délégation camerounaise en 2012, possède un curriculum vitae des plus fournis. Agée de 31 ans elle prend part au tournoi pour la deuxième fois. L’ancienne adepte du karaté et du judo n’a opté définitivement pour la lutte féminine qu’en 2003. Elle est aujourd’hui l’une des meilleures du monde, avec plusieurs titres à son actif. La ressortissante du Mayo Danay est vice-championne du monde et quadruple championne d’Afrique. Elle a également remporté les Jeux Africains, les Jeux du Commonwealth et les Jeux de la Francophonie. Lors des Jeux Olympiques 2012 elle avait été éliminée à l’étape des quarts de finale, manquant de peu une médaille de bronze historique.

Les deux autres lutteuses camerounaises ne sont pas des moindres. Elles prennent part pour la première fois aux Jeux Olympiques. Elles constituent toutefois autant d’espoirs de titres. Rebecca Ndolo Muambo (75 kg) a remporté plusieurs titres africains. Idem pour Joseph Emilienne Essombe Tiako (53 kg).

Les huit athlètes sus cités sont les plus à même de remporter des titres et médailles, au vu de leur palmarès. Toutefois les cinq autres adeptes de sports individuels peuvent également créer la surprise. L’on n’oublie pas l’équipe de volley ball dames, unique sport collectif camerounais à Rio de Janeiro.

© CAMERPOST par Ndema Epo

 

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