Issa Hayatou : « Je n’ai jamais été inquiété par qui que ce soit» dans le scandale de la FIFA – 02/06/2015

Issa Hayatou, Président de la Confédération africaine de football (CAF) | Photo d'archives
Issa Hayatou, Président de la Confédération africaine de football (CAF) | Photo d’archives

Le président de la Confédération africaine de football (CAF), Issa Hayatou, a affirmé n’avoir «jamais été inquiété par qui que ce soit» dans le scandale de corruption qui secoue actuellement la fédération internationale de la discipline (FIFA).

Interrogé mardi par la radio nationale camerounaise, il a dit sa surprise d’apprendre, par médias interposés, qu’il était interdit de sortie du territoire suisse, où a eu lieu le 65ème congrès de l’instance mondiale en fin de semaine dernière à Zurich (Suisse), ou encore qu’il avait été entendu par la police de ce pays pendant 9 heures.

Il s’en est particulièrement pris «à la presse camerounaise et anglaise», «qui racontent des choses sur [m]on compte».

Il s’est aussi dit «choqué» par une certaine opinion, qui le présente comme l’une des personnalités susceptibles d’avoir fourni des informations sur le réseau de corruption présumé en vigueur depuis des années à la FIFA.

Sur le climat ayant entouré le dernier congrès qui a reconduit Joseph Sepp Blatter, le président de la CAF a toutefois reconnu un certain malaise dans les rangs : «Quand on vient à 6 heures du matin arrêter 10 d’entre vous qui étaient dans leur chambre en train de dormir, et avec tout le tapage médiatique que nous avons connu par la suite, on ne peut pas dire que la FIFA n’est pas ébranlée, mais elle est unie.»

Pour lui, le congrès s’est néanmoins bien passé, aucun tumulte n’ayant entravé la marche des choses «en dehors du fait que des gens sont venus des Etats-Unis arrêter des Américains en Suisse, alors qu’on aurait pu les arrêter sur le continent américain».

Il y a donc, de l’avis du président de la CAF actuellement en séjour dans son pays natal, «quelque chose qui surprend tout le monde».

Au sujet du soutien affiché de la CAF au très controversé Sepp Blatter, le non moins président de la commission des finances de la FIFA a justifié cette posture par les multiples initiatives et réalisations obtenues pour le développement du football africain sous son magistère, sans oublier l’attribution de la Coupe du monde 2010 à l’Afrique du Sud.

© CamerPost avec © APA