Iran – Elections législatives : Hassan Rohani et ses alliés s’emparent de Téhéran

Hassan Rohani, le président iranien | DR
Hassan Rohani, le président iranien | DR

Vendredi 26 février est la date à laquelle les iraniens ont été appelés aux urnes pour élire les 290 députés du Parlement et les 88 membres de l’Assemblée des experts. Ces derniers sont chargés de nommer le guide suprême en cas de décès de l’actuel ayatollah Ali Khamenei. Le pouvoir des députés, élus pour 4 ans, est plutôt réduit.

Sur les 290 sièges du Parlement, les réformateurs et modérés en ont pour l’instant obtenu 89 contre 86 pour les conservateurs, selon des résultats partiels publiés dimanche par l’agence de presse Isna. Dix candidats indépendants ont également été élus mais sont pour l’instant inclassables.

La liste « Espoir » des réformateurs et modérés, partisans du président Hassan Rohani, a remporté la totalité des 30 sièges de Téhéran sur des résultats quasi définitifs portant sur près de 90% des voix exprimées, selon la télévision d’Etat.

En effet, élu sur un programme d’ouverture économique, le Président Rohani espère par ces élections attirer les investisseurs dans son pays. La situation est un peu délicate car il s’agit d’attirer les capitaux sans pour autant suivre un modèle culturel occidental.

© CAMERPOST par Eliane Ndounkeu

 

Les enjeux des élections

Enjeux participatifs : Aucun véritable enjeu politique n’est attendu des élections iraniennes. En revanche, une forte participation des iraniens sonne comme un signal fort au Président Rohani. Ce dernier pourra alors continuer en toute quiétude sa politique d’ouverture. En l’occurrence près de 60 pour cent de participation.

Enjeux économiques : Les iraniens espèrent améliorer leurs conditions de vie. Beaucoup espèrent la venue d’investisseurs étrangers pour injecter de l’argent dans les secteurs pétroliers et gazeux. Il faut dire que la dégradation de la situation économique iranienne est en partie causée par des sanctions occidentales à cause de son programme nucléaire. On a alors assisté à l’effondrement du prix du pétrole qui a conduit à la stagnation de l’économie iranienne. Précisons tout de même que plusieurs conservateurs sont de farouches opposants à l’accord conclu en juillet 2015 entre les grandes puissances et l’Iran sur son programme nucléaire. L’accord est entré en vigueur en mi-janvier, entraînant la levée de la plupart des sanctions économiques qui asphyxiaient l’économie iranienne.