Interview – Bebnone Payounni: « L’on se plaint des produits Cicam »

Membre de la Confédération nationale des producteurs de coton du Cameroun, et intervenant aux Journées nationales du textile (Textile Show).

Bebnone  Payounni
Bebnone Payounni

Camerpost : pourquoi les journées nationales du textile, y a-t-il des problèmes dans le secteur au Cameroun ?

Bebnone Payounni : L’on parle aujourd’hui d’émergence. Il y a forcément un problème.  Le Cameroun se doit d’améliorer les conditions de vie de ses populations. Cela passe par la mode. Nous devons être compétitifs dans la transformation du coton, et dans la confection des vêtements. Le Cameroun est déjà une référence en Afrique centrale, mais notre objectif est de rattraper des Nations comme la Chine et l’Inde. Voila pourquoi nous devons rechercher la performance et nous remettre en cause, afin d’accroitre nos capacités et rejoindre ainsi les Nations qui aujourd’hui dominent le monde.

Camerpost : Quels sont les problèmes que rencontre le textile au Cameroun ?

Bebnone Payounni : Le textile repose entièrement sur la production du coton. Il devrait bénéficier de davantage de subventions de l’Etat. Aujourd’hui il faut améliorer la qualité du coton camerounais, de manière à rendre plus compétitives les productions artisanales et modernes. Il faut également augmenter la quantité de coton dans les champs. Toutes ces dispositions peuvent booster la consommation de nos produits au niveau local. En consommant effectivement africain nous rattraperons l’Europe et le reste du monde. En cela l’Etat doit nous venir en aide. Nous ne pouvons rien faire sans l’Etat en matière de développement du textile.

Camerpost : Existe-t-il une norme en matière de production textile ?

Bebnone Payounni : au niveau international il existe bel et bien une norme dans le secteur de la mode. C’est aussi le cas en matière de confection et surtout en matière de production cotonnière. Le coton est hygiénique et très important pour l’homme. Sachons que l’alimentation ne concerne pas seulement le ventre. Elle est aussi corporelle. La confection est importante pour notre mode et donc pour l’hygiène corporelle par extension.

Camerpost : le textile camerounais a-t-il des problèmes de qualité ?

Bebnone Payounni : beaucoup de personnes se plaignent de la qualité des productions de Cicam. En réalité le problème se situe au niveau de l’installation industrielle. Si le producteur fait des efforts dans la production de coton, et que la Sodecoton en fasse également dans l’égrenage, nous aiderons la Cicam à satisfaire la clientèle.

Camerpost : existe-t-il des structures spécialisées dans la formation des professionnels du textile ?

Bebnone Payounni : Je ne peux vous répondre. Cela est du ressort de l’Etat

© camerpost.com: Propos recueillis par Olivier NDEMA EPO

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