Insolite – Santé : Les femmes aux grosses fesses feraient des enfants plus “intelligents” – 24/01/2015

30 % du poids total des femmes est composé de graisses. © Frédéric Cirou / AltoPress / PhotoAlto / AFP
30 % du poids total des femmes est composé de graisses. © Frédéric Cirou / AltoPress / PhotoAlto / AFP

C’est la théorie insolite que défend un épidémiologiste américain depuis plusieurs années. Quel lien peut-il y avoir entre la corpulence d’une femme et le cerveau de son bébé ?

Ça a l’air d’être une blague. Pourtant, selon les recherches menées par le professeur Will Lassek, épidémiologiste de l’université de Pittsburgh aux États-Unis, avoir de grosses fesses permettrait d’engendrer un enfant plus“intelligent”. “La graisse des fesses est un dépôt prévu pour le développement cérébral de l’enfant, a-t-il récemment expliqué au Sunday Times. Il faut beaucoup de graisse pour constituer un système nerveux, et celles contenues dans les fesses et les hanches des femmes sont enrichies en DHA (ndlr : acide docosahexaénoïque, un oméga-3 constituant en particulier les cellules nerveuses). C’est comme si les femmes avaient évolué de façon à accumuler ces graisses et à les conserver jusqu’à l’arrivée d’un bébé”, a-t-il ajouté. Et le chercheur de mettre en relation l’augmentation de la taille de l’encéphale chez l’humain, passé de 400 ml à 1.200 ml en 5 millions d’années d’évolution, avec le stockage de graisse “de plus en plus important” chez la femme…

Comment Lassek mesure-t-il “l’intelligence” ?

Les propos du professeur Lassek font florès sur la toile depuis quelques heures. Il ajoute que cela expliquerait “pourquoi les femmes ont plus de graisse que les hommes”. Reste que sa théorie n’est pas confirmée. D’autres travaux sont encore nécessaires pour la valider ou non. Un point problématique parmi d’autres : comment l’Américain mesure-t-il “l’intelligence” des sujets étudiés ? Un sacré angle mort sur un travail qui fait le buzz mais qui demande davantage d’approfondissements. Nous y reviendrons d’ailleurs prochainement sur le site de Sciences et Avenir.

Source : © sciencesetavenir.fr

Par Lise Loumé

  Texte LIVRE. Le Pr William Lassek mène des recherches depuis une dizaine d’années sur le lien entre la graisse des femmes et le cerveau de leurs enfants. Il a publié la plupart de ses conclusions en 2012 dans un livre intitulé “Why women need fat” (littéralement “Pourquoi les femmes ont besoin de graisses”).urligné