Insécurité : Le Cameroun libère 80 potentiels enfants-kamikazes de Boko Haram – 03/07/2015

Des enfants et des femmes libérés par les forces nigérianes alors qu'ils étaient détenus par les islamistes de Boko Haram dans la forêt de Sambisa arrivent au camp de Yola, au Nigeria, le 2 mai | PHOTO SUNDAY ALAMBA, ARCHIVES AP
Des enfants et des femmes libérés par les forces nigérianes alors qu’ils étaient détenus par les islamistes de Boko Haram dans la forêt de Sambisa arrivent au camp de Yola, au Nigeria, le 2 mai | PHOTO SUNDAY ALAMBA, ARCHIVES AP

Le Cameroun a libéré jeudi quelque 80 enfants, présumés kamikazes de la secte islamiste nigériane de Boko Haram et qui étaient retenus depuis près de 6 mois dans un centre pour mineurs à Maroua (Extrême-Nord), a appris APA vendredi de sources sécuritaires.

Ces jeunes détenus, soupçonnés de subir une formation de terroristes dans des écoles coraniques de la région, sont originaires de villages frontaliers avec le Nigeria.

Voici deux semaines, l’organisation de défense des droits de l’Homme Amnesty International avait exigé du Cameroun la libération de 84 enfants, «dont certains n’ont que cinq ans», appréhendés à la suite de descentes effectuées par l’armée dans des écoles coraniques et qui n’avaient été inculpés d’aucune infraction.

C’est le 20 décembre 2014, selon cette ONG, qu’une force mixte constituée de policiers, de gendarmes et de militaires avait effectué des descentes dans plusieurs écoles de la ville de Guirvidig, arrêtant 84 enfants et 43 hommes dont de nombreux enseignants, les autorités ayant affirmé que lesdits établissements servaient de couverture à des camps d’entraînement de Boko Haram.

«Seuls trois de ces enfants ont plus de 15 ans, et 47 ont moins de 10 ans», indiquait alors Amnesty International qui invitait les autorités du pays à tenir leur engagement de respecter les droits humains dans la lutte contre le mouvement jihadiste, et à libérer sans délai ces enfants afin qu’ils puissent retrouver leurs familles, «à moins qu’ils ne soient inculpés d’une infraction dûment reconnue par la loi».

L’ONG avait par ailleurs appelé le gouvernement «à diligenter une enquête indépendante sur les arrestations collectives qui ont eu lieu à Guirvidig et les placements en détention qui ont suivi, ainsi qu’à veiller à ce que les hommes interpellés pendant l’opération bénéficient d’un procès équitable et de conditions de détention respectueuses de la dignité humaine».

© CamerPost avec © APA

Poster un Commentaire

Soyez le premier à commenter !

Me notifier des
wpDiscuz