Insécurité au Cameroun… : Les frontières avec le Tchad et le Nigeria sous haute surveillance – 08/05/2014

La mesure prise par le gouverneur de la région de l’Extrême-Nord entend juguler les incursions meurtrières de la secte islamique Boko Haram dans la région la plus au Nord du Cameroun. Aussi, la circulation est réduite au strict minimum.

Frontière Cameroun Nigeria
Frontière Cameroun Nigeria

Circulation minimale aux frontières entre le Cameroun et le Tchad mais aussi entre le Cameroun et le Nigéria. Et encore, à des heures précises. Ainsi en a décidé le gouverneur de la région de l’Extrême-Nord, Awa Fonka Augustine. L’arrêté commis à cet effet indique que seuls les motocycles et les piétons peuvent traverser la frontière limitant le territoire camerounais à celui du Tchad. De sources proches des services du gouverneur de la région de l’Extrême-Nord, cette mesure court de 6 heures à 18 heures. Dans le même temps le déploiement des forces de sécurité et des unités des forces armées a été renforcé dans la région.

De sources sécuritaires dans la région de l’Extrême-Nord indiquent que «des personnes résidant du côté tchadien de la frontière sont soupçonnées de collusion avec la secte islamique Boko-Haram.» Pour des raisons «évidentes» Nos sources le déclarent sous anonymat. Toutefois, les mêmes informateurs expliquent que certaines informations auraient été données aux membres de la secte à partir d’une base arrière installée dans la zone frontalière tchadienne. Suite aux échauffourées entre une faction de l’armée nigériane et des éléments présumés de la secte islamiste Boko Haram, la frontière entre le Cameroun et ce voisin sont, elle aussi, sous le coup des mesures préventives. Outre le renforcement des mesures de sécurité et de dissuasion à cette frontière, la circulation de tous les types de véhicule y est surveillée à la loupe. C’est que, indique Moussa (un commerçant en activité entre le Cameroun et Nigéria, Ndlr) souligne la présence d’un important déploiement des forces armées nigérianes à la frontière entre les deux pays. Une information soutenue par une source sécuritaire de la région.

Dans les faits, d’autres informations captées auprès des sources nigérianes laissent entendre que des renseignements «transmis» à ce pays voisin font état de traces de passage des otages nigérians dans la région du Lac Tchad. Une information que ne confirme pas les sources sécuritaires camerounaises. Néanmoins «tous les départements de la région de l’Extrême-Nord verront désormais le renforcement des patrouilles et une restriction formelle de la circulation à certaines heures.» Soutient une source proche des forces de défense.

Source : © Le Messager

Par Joseph OLINGA N.

Focal: Des Camerounais se réfugient au consulat à Abuja

L’alerte lancée par certains ressortissants Camerounais résidant au Nigéria n’est ni infirmée, ni confirmée par les officiels camerounais. Suite à l’attaque des éléments présumés de la secte islamique Boko Haram sur une faction de l’armée nigériane, certaines populations locales auraient décidé de donner la chasse aux ressortissants camerounais vivant au Nigéria. De sources concordantes dans la communauté camerounaise vivant au Nigéria, des Camerounais seraient « soupçonnés » et «accusés» de connivence avec la secte Boko Haram. Les arguments alors évoqués par les «traqueurs» nigérians seraient liés aux refus des pouvoirs publics camerounais d’ouvrir les frontières camerounaises à l’armée nigériane qui entend donner la chasse à de présumés membres de la secte Boko Haram qui auraient trouvé refuge au Cameroun. Une chasse aux Camerounais qui intervient au lendemain de l’incursion des éléments présumés de la secte Boko Haram qui ont tué une centaine de personnes au Nigéria. Des terroristes dont l’incursion sur le sol camerounais reste vivace dans les esprits. L’on évoque, par ailleurs, la mort de quatre Camerounais au cours de cette tuerie orchestrée par des éléments présumés de la secte Boko Haram. Une source sécuritaire confie au Messager que de nombreux Camerounais ce sont à cet effet réfugiés dans les locaux du consulat du Cameroun à Abuja. Dans le même temps, une source proche du ministère des Relations extérieures évoque l’ouverture d’un dialogue entre les chefs d’Etat camerounais et nigérian (Paul Biya et Goodluck Jonathan) dans l’optique de trouver une stratégie concertée afin de lutter contre la secte Boko Haram dans les deux pays. Une concertation indique la même source, qui devrait s’étendre au président tchadien Idriss Deby Itno.

J.O.N.

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