Industrie : La Sosucam fragilisée par le sucre de contrebande et des « importations massives »

Selon le quotidien privé camerounais Le Messager, une note interne de la Société sucrière du Cameroun (Sosucam) datée du 27 août 2013, révèle que cette entreprise agro-alimentaire, qui exploite deux usines de production dans la région du Centre, a perdu 10 milliards de francs Cfa, à cause de la mévente du sucre depuis plusieurs mois.

Sosucam_cameroun

Cette mévente, apprend-on de l’entreprise, est la conséquence des ravages de la contrebande qui sévit dans la partie septentrionale du Cameroun, d’une part, et l’arrivée massive du sucre importé sur le marché camerounais depuis le mois d’août dernier, à la suite d’autorisations délivrées par le gouvernement à des opérateurs économiques, d’autre part. Aussi, souligne le journal, au lieu de ventes mensuelles de 11 à 12 000 tonnes, la filiale camerounaise du groupe Vilgrain peine-t-elle désormais à écouler plus de 5000 tonnes de sucre par mois.

Pour mémoire, le gouvernement camerounais a été amené à faciliter les importations de sucre à cause des pénuries récurrentes de ce produit constatées sur le marché, pendant certaines périodes de grande consommation (fête de fin d’année, fête du ramadan, rentrée scolaire…).

La Sosucam, qui combat les importations, mais importe elle-même d’importantes quantités de sucre de Saaris Congo et du Brésil, selon les statistiques de la direction générale des douanes, a souvent été accusée de délaisser le marché camerounais et d’exporter sa production vers le Gabon et la Guinée équatoriale, où les prix sont plus alléchants.

Leader du marché camerounais avec une production annuelle qui culmine à 130 000 tonnes officiellement, la Sosucam, aux côtés de concurrents tels que Nosuca, Sumocam et New Food, a généralement du mal à satisfaire la demande nationale en sucre estimée à 300 000 tonnes par an.

(Agence Ecofin) – BRM

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