Immigration clandestine : La cible de l’Union européenne et du Cameroun

L'Union européenne et le Cameroun ciblent l'immigration clandestine | Illustration/DR
L’Union européenne et le Cameroun ciblent l’immigration clandestine | Illustration/DR

Combien sont-ils aujourd’hui les citoyens camerounais vivant clandestinement dans les pays étrangers en général et européens en particulier ? Comment y arrivent-ils ? Difficile de répondre avec certitude à ces préoccupations. Il faut noter que pour le seul cas de la Belgique, ils sont plus de 11 000, selon l’Office des étrangers belges. Cette structure souligne également que le nombre de demandeurs d’asile vers ce pays d’Europe se situe autour de 300 par an. Des personnes, pour la plupart, munis de faux documents. Ici, tout part généralement de la production de faux documents d’état-civil qui peuvent, dans certains cas, présenter l’apparence de vrais. Il est donc devenu courant que le même document serve pour plusieurs personnes ; on assiste à l’accroissement du phénomène des « mariages blancs ». D’autres parviennent à s’installer dans ces pays sur la base de fausses déclarations : on indique être persécutés dans son pays en raison de ses opinions politiques. Un phénomène qui avait pris de l’ampleur avec l’appui de certains médias qui n’hésitaient pas, contre espèces sonnantes et trébuchantes, à publier des articles dans ce sens… L’autre trouvaille des « demandeurs d’asile » est la persécution pour cause de pratique de l’homosexualité, une pratique non-reconnue dans de nombreux pays du continent africain, dont le Cameroun.

Le Cameroun est aujourd’hui engagé dans un processus de sécurisation de son système d’état civil. Une opération qui devrait figurer au rang des principales attributions du Bureau national de l’état-civil (BUNEC) créé par décret présidentiel en février 2013 et dont les premiers responsables ont été nommés le 28 septembre 2015. Une sécurisation du système d’état-civil qui devrait, par ricochet entraîner la sécurisation de la nationalité camerounaise. Une action menée avec le concours de nombreux pays, dont la France à travers le projet Civipol. Une action de sécurisation du système d’état civil qui s’accompagne d’autres actions entreprises par les pouvoirs publics tant dans les domaines de la formation de la jeunesse, qui est la principale touchée par le phénomène des migrations, que par la mise sur pied de structures et de mesures permettant de résorber le chômage avec la création des emplois décents pour les jeunes. Dans ce registre, notre pays peut également tirer profit du fonds spécial d’urgence mis sur pied par l’Union européenne à l’issue du Sommet de La Valette tenu à Malte il y a exactement un an.

Source : © Cameroon Tribune

Par Jean Francis BELIBI