Humilité, paix et gratuité au menu de la St Gilles

La communauté chrétienne catholique de Douala a célébré, comme chaque année, ce saint patron dont la mission était tournée vers les défavorisés.

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« La fête de Sant’Eligio ou Saint Gilles est un moment de partage et de prière qui nous rapproche de Dieu. On crée ainsi une relation sincère avec les frères du monde entier qui la célèbre avec nous ». Cette affirmation est celle d’Emile Arselle Ngueutcheu, le responsable du bureau presse de la communauté Sant’Eligio de Douala. Au siège de ladite communauté à Ndog-bong, chant, prière et partage de l’évangile a été au menu. Et le texte de méditation a été tiré de l’évangile selon Saint Luc 7 : 7 – 14. Au terme des échanges, l’humilité a été le principal point retenu par la plupart des jeunes fidèles. « Dans la parole d’aujourd’hui, j’ai retenu qu’il faut reconnaitre la place de chacun, se rabaisser et savoir rendre service », souligne Stéphane. Et Romeo d’ajouter : « On constate que beaucoup d’entre nous ne sont pas humble. Occuper la dernière place dont-on parle dans le texte du jour, c’est de rendre service aux autres pour la gloire de Dieu et non pour recevoir des honneurs quelconques. Par contre, on doit être humble pour apprendre et travailler pour obtenir la première place sur le plan scolaire. Dieu n’aime pas la paresse ».

Depuis 40 ans, la Sant’Eligio est célébrée tous les 1er septembre. Aujourd’hui, elle se fête dans plus de 75 pays de 4 continents. Elle œuvre pour la solidarité envers les pauvres, promeut la paix et des valeurs humaines. Cette communauté laïque de l’Eglise catholique est arrivée au Cameroun en 1989 via Labbe Jean Mbarga dès son retour de Rome et à Douala au début des années 2005. Depuis lors, la représentation de Douala, tout comme celle du reste du monde, offre des services divers. « On a : l’école de la paix qui regroupe des enfants scolarisés ou non qu’on aide à apprendre à lire, à écrire, à réviser les leçons, à chanter et à s’amuser. Mais surtout à enseigner la morale et les valeurs ; le service des personnes âgées et malades qui permet de visiter, écouter, aider les personnes âgées et les malades avec la parole de Dieu et des actes d’amitié ; le service des prisonniers (et particulièrement des condamnés à mort) consiste à rendre visite aux prisonniers, à œuvrer pour la libération de certains ou une amélioration de leur condition de vie », dévoile Guy Germain Nsama, le coordonnateur des projets.

Selon ce dernier, d’autres activités sont menées au cours de l’année : « Le service des amis de la rue est un soutien physique et morale mais surtout social, sanitaire et médical ; penser à leur réinsertion et à leur protection civile ; les amis dans les centres (orphelinat, maison de retraite, léproserie…) consiste à apporter un soutien physique et morale à ces personnes, partager avec eux les nouvelles de la ville, de l’amitié et de l’aide médicale, matérielle et/ou pédagogique pour résoudre leur problème quotidien ; le pays de l’arc-en-ciel dans les lycées et collèges. Celui-ci se déroule dans les établissements et lors des séances, on apprend aux élèves, les valeurs humaines de solidarité et de paix, dans une ambiance d’amitié et de travail laborieux pour se construire un avenir meilleur ; et enfin le programme Bravo qui permet d’offrir une identité (acte de naissance, carte d’identité nationale…) aux personnes ». La communauté Sant’Eligio Douala a profité de cette journée pour relancer ses activités. Celle-ci, selon Emile Arselle Ngueutcheu, compte environ 400 membres.

Frank William BATCHOU