Homosexualité : Le Cameroun réaffirme sa position

Le Ministre de la Communication s’est exprimé lors d’un point de presse le 23 janvier, sur les pratiques homosexuelles. Le Cameroun y reste fermement opposé.

Issa TCHIROMA, Ministre camerounais de la Communication
Issa TCHIROMA, Ministre camerounais de la Communication

« L’homosexualité est une question de souveraineté (…) Le peuple camerounais est mur (…) il n’a pas besoin de donneurs de leçons ». Issa TCHIROMA, le Ministre camerounais de la Communication n’est pas allé du dos de la cuiller pour donner l’avis du Cameroun. L’actualité s’y prête d’ailleurs. La réaction des autorités camerounaises était d’autant plus attendue que la Nation fait l’objet en ce moment de critiques acerbes. Les dernières attaques proviennent d’une chaine de télévision française, qui présente régulièrement le Cameroun comme un enfer pour les homosexuels.

Pour le Ministre de la Communication, « le Cameroun n’est pas la France, et la France n’est pas le Cameroun. L’homosexualité constitue au Cameroun une abomination (…) et une infraction ». Le Code Pénal camerounais par exemple punit toute personne qui entretient des rapports sexuels avec un individu du même sexe. Les sanctions vont de la privation de liberté au payement d’une amende. La culture et le contexte anthropologique constituent l’autre frein au développement de cette pratique. Aucune région n’est historiquement reconnue au Cameroun comme un bastion des unions entre individus de même sexe. D’autre part les croyances religieuses sont également des facteurs opposants.

Au niveau international beaucoup d’autres éléments confortent le Cameroun dans ses positions. Plus de 70 Etats en effet ne se décident pas à admettre les mariages homosexuels. Aux USA nombre d’Etats de la Fédération punissent l’homosexualité. Idem pour la Grande Bretagne et l’Irlande. La France, principal accusateur du Cameroun compte des homophobes en grand nombre. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a même défini l’homosexualité comme une maladie mentale.

Les critiques essuyées par le Cameroun sont alimentées par des décès d’homosexuels depuis l’année 2013. Le dernier en date est celui de Roger Claude MBEDE, le 10 janvier 2014. Lesdits décès font du Cameroun une Nation homophobe et un violateur par excellence des libertés fondamentales de l’homme. Bien que la loi camerounaise interdise formellement l’homosexualité, les juridictions locales sont assez souples. Les contrevenants bien que connus ne font pas toujours l’objet de représailles. D’ailleurs La peine maximale n’est pas appliquée en la matière. Pour le Ministre de la Communication le Cameroun n’est pas l’épouvantail décrit par la presse occidentale. Il devrait toutefois avec l’appui de la presse locale défendre ses convictions.

© Camerpost.com: Olivier NDEMA EPO

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