Guinée Equatoriale : place forte en devenir du football africain – 15/11/2014

AFP | Teodoro Obiang Nguema (au centre) en février 2012.
AFP | Teodoro Obiang Nguema (au centre) en février 2012.

La Guinée Equatoriale a volé au secours de la Confédération africaine de football (CAF) en acceptant d’abriter la 30e édition de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) aux dates initiales (du 17 janvier au 8 février 2015), confirmant ainsi son statut de place forte en devenir du football continental.

La CAN 2015 sera la quatrième compétition continentale qu’organisera ce pays en l’espace de six ans. Dans le passé, ce pays de l’Afrique centrale a abrité deux phases finales de CAN féminine, en 2008 et 2012, qu’il a toutes remportées, remettant en cause la mainmise du Nigeria sur cette compétition. En 2012, la Guinée équatoriale a co-organisé la CAN avec le Gabon. D’ailleurs, c’était sa première participation à la phase finale de cette compétition.

En 2015, elle va disputer sa seconde phase finale de CAN en qualité de pays organisateur. Pourtant, Le Nzalang Nacional (surnom de son équipe nationale) avait été disqualifiée en juillet dernier des éliminatoires de la CAN 2015 pour avoir aligné un joueur non éligible en la personne de Thierry Fidieu Tazemeta, camerounais d’origine dont la naturalisation n’avait pas été effectuée dans les règles de la FIFA.

Pays indépendant depuis 1968, la Guinée Equatoriale, ancienne colonie espagnole, a fait son apparition dans les joutes internationales lors des éliminatoires de la Coupe du monde 1990. Depuis lors, ce petit pays d’Afrique centrale, riche producteur de pétrole, a misé sur le sport, notamment le football, investissant en masse sur les infrastructures.

Ainsi, de deux stades seulement aux normes internationales, ceux de Bata (40 000 places environ) et de Malabo (15 000 places environ), il y a deux ans, le pays s’est doté de deux autres, ceux de Mongomo et d’Ebebiyin, certes plus petits. Suffisant pour faire l’affaire.

Parallèlement, à coup de naturalisations, il s’est progressivement doté de sélections nationales compétitives.

Le Maroc, pays initialement choisi, demandait coûte que coûte un report de la compétition à cause du risque de propagation du virus Ebola. Hors de question, pour la Confédération africaine de football, qui a finalement disqualifié le Maroc.

© CamerPost avec © APA

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