Gestion publique: La frontière à nouveau ouverte sur l’axe Douala-Bangui

Selon le quotidien gouvernemental Cameroon Tribune, le transport des marchandises a recommencé sur le corridor Douala-Bangui depuis le 3 septembre 2013. Cette reprise des activités par les transporteurs aussi bien camerounais que centrafricains, est consécutive à une réunion de crise qui s’est tenue le 2 septembre 2013, dans les locaux de la sous-préfecture de Garoua-Boulaï, ville camerounaise frontalière à la République centrafricaine axe_lourd_douala_banguidans la région de l’Est.Cette rencontre à laquelle ont pris part les autorités administratives et les responsables des syndicats des transporteurs des deux pays, a débouché sur des résolutions telles que l’escorte et le convoyage des véhicules en territoire centrafricain, afin d’éviter les actes de racket perpétrés par des rebelles de la Séléka. Pour toutes ces opérations qui incomberont aux autorités centrafricaines, qui ont promis de déployer la gendarmerie et, plus tard, la force de la Fomac (force commune aux pays de la Cemac), apprend-on, les transporteurs débourseront, chacun, la somme de 90 800 francs cfa.

Le transport des marchandises avait été interrompu le 14 août dernier entre Garoua-Boulaï et Bangui, à la suite d’un mot d’ordre de grève lancé par les transporteurs centrafricains victimes d’exactions de la rébellion Séléka. Par solidarité avec leurs collègues, les transporteurs camerounais avaient également garé leurs camions, paralysant ainsi l’activité tout le long du corridor Douala-Bangui, où transitent pour plus de 55 milliards de francs Cfa de marchandises centrafricaines, selon la douane camerounaise.

Au demeurant, une partie des échanges entre le Cameroun et la Centrafrique continue d’être compromise, suite à la fermeture de la frontière entre les deux pays dans la localité de Toktoyo, suite à l’assassinat, il y a quelques semaines, de l’officier de police camerounais Ndallé Ngando, alors chef du poste frontière dans cette localité. Le crime a été commis par des rebelles de la Séléka. Le défunt vient d’ailleurs d’être élevé au grade de commissaire de police, à titre posthume, par un décret du chef de l’Etat camerounais. Et le bourreau, un certain capitaine Ali, interpellé et mis à la disposition des autorités camerounaises, a révélé le quotidien camerounais Le Jour, citant des sources sécuritaires.

(Agence Ecofin)

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