Géotechnique – FOTSO KUATE Léandre : « le problème de stabilité des sols est monnaie courante au Cameroun »

Fotso Kuaté Léandre (en jaune), ingénieur civil et PDG du laboratoire Biographe géotechnique SA | © CAMERPOST /AGK
Fotso Kuaté Léandre (en jaune), ingénieur civil et PDG du laboratoire Biographe géotechnique SA | © CAMERPOST /AGK

Les 8èmes journées africaine de la géotechnique vont se tenir du 20 au 24 Juin 2016 à Douala. L’annonce a été faite hier par lors d’un point de presse par le directeur général du Labogénie, Nouanga Philippe, auprès de quelques experts. Fotso Kuaté Léandre est  ingénieur civil et PDG du laboratoire Biographe géotechnique SA a accordé un entretien à CAMERPOST sur les avancées enregistrées au Cameroun.

Le métier de géotechnicien rime avec la qualité des matériaux. Pour le commun des mortels, il faudrait qu’il sache que quand on parle de géotechnique, on parle de contrôle de qualité des matériaux et le suivie de leur bonne mise en œuvre. C’est tout c’est ensemble de tâches qui rentre dans la géotechnique depuis le sol jusqu’aux caractéristiques des matériaux mis en œuvre.

Les 8èmes journées Africaines de la Géotechnique sont annoncées pour le mois de Juin, en tant qu’expert quel bilan faites des 7 dernières éditions ?

Le bilan est élogieux parce que c’est des moments d’échanges entre experts. La géotechnique est aussi complexe qu’est le monde, donc il faut qu’à un moment donné que les experts se retrouvent pour partager leurs expériences, leurs préoccupations sur divers domaines de la géotechnique. Les 8èmes journées offrent donc cette opportunité à tous les experts exerçants dans le domaine. C’est aussi l’occasion pour les experts de découvrir de nouvelles techniques applicables dans le domaine.

Au-delà des échanges, qu’est ce qui a changé sur le plan pratique ?

Sur le plan pratique les choses ont énormément changé. Les conclusions, les acquis des précédentes journées sont applicables sur le terrain. On a eu lors d’un congrès sur la géotechnique les échanges sur les stabilités des sols. Et vous savez que dans notre pays (Cameroun, ndlr) ce problème est monnaie courante. Beaucoup d’experts ont profité de ces échanges pour mettre en place de nouvelles techniques de stabilisation des sols dans notre environnement.

La qualité de plusieurs ouvrages au Cameroun est très souvent décriée. Est-ce que vous avez le sentiment que votre expertise est demandée chaque fois ?

Je crois que les mentalités changent. Quand on rentre 10 ans en arrière, on sent que ça a changé. On n’est pas encore au top mais les politiques comprennent l’importance de la géotechnique dans les coûts des projets qui sont réalisés. On sait désormais quand une étude est très mal faite c’est le contribuable camerounais qui payent les frais. La circulaire du premier ministre (Philémon Yang, ndlr) implique d’avantage les laboratoires et le labogénie dans les processus d’études et de contrôle des travaux dans tous les ouvrages exécutés dans le territoire national.

© CAMERPOST par Alain Ghislain Kanga