Gambie : Yahya Jammeh persiste dans son refus de rendre le pouvoir

Yahya Jammeh persiste dans son refus de rendre le pouvoir | AFP PHOTO/SIMON MAINASIMON MAINA/AFP/GettyImages

Le président sortant de la Gambie, Yahya Jammeh, a déclaré qu’il ne rendrait pas le pouvoir, à moins que les Gambiens ne retournent aux urnes et votent de manière libre, équitable et transparente.

« Je ne tricherai pas, mais je ne serai pas trompé, la justice doit être faite et la seule façon d’y arriver est d’organiser des élections libres, justes et transparentes », a t-il souligné.

Le président vaincu a fait cette déclaration à la présidence à Banjul mardi lors d’une audience avec l’Ordre des avocats de l’Afrique qui était venu le rencontrer pour l’inviter à participer à sa conférence qui se tiendra au Nigeria en août 2017 et profiter de la rencontre pour discuter de la situation politique du pays.

Dans son explication, Jammeh a déclaré à ses visiteurs que l’élection n’était pas juste, notant que beaucoup de Gambiens n’ont pas étés autorisés à voter en raison d’erreurs sur leurs cartes d’électeurs délivrées par la Commission électorale indépendante (CEI). Toujours selon lui, dans certains bureaux de vote, les électeurs ont été découragés de voter puisque « l’opposition avait déjà gagné ».

Il a ajouté que «pour la première fois dans le pays, jusqu’à 360.000 personnes n’ont pas voté, ce qui n’est jamais arrivé depuis les quatre dernières élections et cela n’a jamais fait l’objet d’une enquête » a-t-il soutenu.

Jammeh a profité de cette rencontre pour déplorer les différentes condamnations de sa décision de contester les résultats du scrutin présidentiel du 1er décembre, par la communauté internationale, notamment l’Union européenne, la CEDEAO, entre autres, en les qualifiant d’ingérence dans les affaires intérieures de son pays.

« Je suis un homme de paix, ce que je veux, c’est une nation africaine indépendante et développée et c’est ce qu’ils ne veulent pas entendre, mais est-ce mon problème? Je m’en fiche, a-t-il dit. Il a par ailleurs rappelé le cas de 2006 lorsque l’opposition a tué un de ses militants en le coupant en morceaux, «l’affaire n’a été portée au tribunal que pour que l’accusé soit acquitté par un juge en exercice du Commonwealth avant d’ajouter que ce dernier était politiquement influencé».

« Voilà donc la situation et ma position d’aujourd’hui, de demain et d’un milliard d’années encore, jusqu’à ce que justice soit faite », a-t-il conclu.

La délégation de l’Ordre des avocats d’Afrique a promis de rencontrer également le président élu, Adama Barrow, pour avoir son avis sur l’impasse avant de prendre position sur la question.

© CAMERPOST avec © APA

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  • Tu mourras comme un chien. C’est honteux franchement. Tu ne peux pas faire la force avec tous ceux qui sont contre toi. CDAO, communauté internationale. Tu cours dans ton propre sac . La Russie, Les États Unis, et la France t’ont demandé de cédé le pouvoir tu t,obstinés . j’ai pitié de toute ta famille.

  • Mon les gars c mec à raison

  • oh non c vs qui veut mes la ceni n place accepter l echec .

  • Toujours la même histoire avec les dirigeants Africains pufff!!