Gambie – Yahya Jammeh : le caméléon qui joue avec le feu de la communauté internationale

Yahya Jammeh, le caméléon qui joue avec le feu de la communauté internationale | AFP PHOTO/SIMON MAINASIMON MAINA/AFP/GettyImages

Seule la volonté ne suffit pas. L’autocrate a mal perçu les intimidations de son successeur après sa victoire du 1er décembre.

En l’espace de dix jour l’autocrate de Banjul aura tout faire voir au monde entier. D’abord l’acceptation des résultats dont –il est perdant pour dénoncer le verdict des urnes ensuite. Les vieux démons du pouvoir éternel étaient encore en lui. Yahya Jammeh le sait, il ne tiendra pas après le 18 janvier, date de la fin de ses 22 ans de pouvoir.

Pour la volte face

Yahya Jammeh n’a pas prévu le scénario qu’après son départ du pouvoir de façon impensable que son successeur engagera la chasse aux sorcières. En effet, après avoir annoncé qu’il reconnaissait sa défaite, c’est un coup de tonnerre. Fatoumata Jallow-Tambajang, membre de la coalition de l’opposition vainqueur des élections a déclaré que « Yahya Jammeh sera poursuivi pour les crimes présumés commis pendant son règne, précisant qu’il n’y aura pas d’immunité à l’ancien président » a –il expliqué.

Selon les organisations de droits de l’homme, plus 300 personnes ont perdu la vie en 21 ans de pouvoir. Des faits suffisamment graves pour que sa compatriote Fatou Bensouda qui dirige la CPI puisse ignorer. Son départ du pouvoir apparaissait pour la CPI comme du pain béni.

Le problème

Le revirement du président actuel en fin de mandat, Yahya Jammeh, repose sur des accusations d’élection entachée d’anomalies, d’une mauvaise compilation des résultats et de ses militants qui ont été intimités. Le président Jammeh estime aussi que son successeur est très proche des occidentaux que lui répugnait. Son parti a donc introduit un recours en annulation du scrutin auprès de la cour suprême.

Pourtant ce recours selon le barreau gambien qui disqualifie la cour  « Si, en temps normal, le droit à un recours existe bel et bien. Le fait est qu’il n’existe pas de panel de magistrats habileté à signer à la Cour Suprême. En l’occurrence, il serait contraire à tous les principes de la justice que le président sortant nomme des magistrats à la Cour Suprême, lesquels seraient chargés d’examiner un recours déposé par lui ou en son nom » selon Shérif Tambedou, président par intérim de l’Association du barreau gambien.

Le nez de la communauté internationale

Les condamnations sont venues de partout. Un quatuor de chefs d’Etat de l’Afrique de l’ouest a même fait le déplacement de Banjul en compagnie du représentant de l’ONU de la région, Mohammed Ibn Chambas, pour exhorter le président sortant à quitter le pouvoir en janvier prochain. Mais, il campe sur ses positions et exige un nouveau scrutin.

Donald Trump selon, le journal, DakarActu « qu’il quitte immédiatement le pouvoir s’il ne veut pas mourir comme le Libyen Mouammar Kaddafi, car poursuit-il, le fauteuil présidentiel n’est pas une propriété familiale » peut-on lire.

Le message est clair et Yahya Jammeh, n’est pas dupe. Il joue sur la fibre d’une protection contre la justice de la CPI. A ce niveau, Jammeh joue le tout pour le tout. Des rebondissements avant le 18 janvier, deux jours avant la prise de fonction de Donald Trump.

 © CAMERPOST par Augustin TACHAM

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1 Commentaire sur "Gambie – Yahya Jammeh : le caméléon qui joue avec le feu de la communauté internationale"

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Boris Edoa

Si tu persiste .tu mourras bientôt. Franchement c’est désolant. L’administration du monde a,changé de dirigeants. C’est plus Barack qui est au pouvoir pour négocier même là où il ne le fallait pas . Trump est républicain. Tu seras détruit . Tu es en position de tirant à l’heure actuelle. Les Républicains ne négocie pas avec les Tirants

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