Gabon : Le dispositif d’alerte contre Ebola réactivé – 06/08/2014

C’est pour prévenir toute réapparition de l’épidémie dans le pays.

Le dispositif gabonais d’alerte contre le virus Ebola est de nouveau opérationnel. L’annonce a été faite, samedi dernier, par le ministre gabonais de la Santé. Le Pr Fidèle Mengué M’Engouang a ainsi indiqué qu’une cellule de veille a été mise en place pour parer à une éventuelle réapparition de l’épidémie dans le pays, rapporte l’agence de presse africaine PANA. Une action menée par son département ministériel, en partenariat avec l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC) et les autorités aéroportuaires de Libreville. La mesure fait suite à une réunion interministérielle du gouvernement gabonais tenue le mercredi précédent, alors que l’épidémie d’Ebola qui se propage en Afrique de l’Ouest a déjà tué près de 900 personnes. Il y avait alors été décidé la mise en place d’un plan national de surveillance dans les ports et les aéroports du pays.

Ainsi, des séances de formations spécifiques à l’endroit du personnel soignant sont en cours, tout comme le renforcement des contrôles aux postes-frontières, écrit gabonéco.com, rapportant des propos du Minsanté. Le plan de riposte prévoit aussi la distribution de kits de dépistage systématique dans les postes-frontières, l’élaboration d’un plan chiffré de contrôle de la carte sanitaire du Gabon afin de faciliter les interventions sur les différents sites préconisés en hôpitaux de brousse. Le tout, avec l’assistance du service de santé militaire dont l’expertise en la matière est avérée.

Même si aucun cas n’a, pour l’heure, été déclaré dans le pays, la menace est prise très au sérieux par les autorités gabonaises. Ce d’autant plus que l’épidémie a déjà sévi, à plusieurs reprises, dans le pays et tué au moins 129 personnes, toujours selon la PANA. Lors de sa dernière apparition au Gabon, en 2001 et 2002, la fièvre hémorragique avait causé 53 décès. Auparavant, le nord-ouest du pays (Makokou) avait été visité en 1996 et en 1994. La maladie y avait alors fauché respectivement 45 et 31 personnes.

Source : Cameroon Tribune

Par Hugues Marcel TCHOUA