Gabon : Deux-cents personnes arrêtées par la police

Une arrestation lors d’une manifestation de l’opposition dans les rues de Libreville, au Gabon, le 20 décembre 2014. | © AFP PHOTO/CELIA LEBUR/ILLUSTRATION
Une arrestation lors d’une manifestation de l’opposition dans les rues de Libreville, au Gabon, le 20 décembre 2014. | © AFP PHOTO/CELIA LEBUR/ILLUSTRATION

Quelque 200 individus qualifiés de ‘’pillards’’ ont été arrêtés à Libreville jeudi, au lendemain des premières émeutes qui ont embrasé la capitale gabonaise et plusieurs villes du pays dont Port-Gentil à la suite de la proclamation des résultats de la présidentielle qui donnent vainqueur Ali Bongo avec 49, 80 pour cent des voix contre 48,23 pour cent des voix à son principal adversaire, Jean Ping.

Selon le porte-parole du gouvernement, Alain-Claude Bilie-By-Nze, les interpellés sont des ‘’pillards et des suspects’’ qui après avoir incendié l’assemblée nationale, ont voulu s’en prendre à d’autres symboles du pays.

Face à cela, il est du devoir de l’Etat de prendre ses responsabilités en procédant à la protection des personnes et des biens, a-t-il dit non sans souligner qu’il existe des voies légales pour protester si l’on estime que l’élection présidentielle ne s’est pas déroulée dans les règles de l’art.

Pour leur part, des opposants déplorent l’arrestation de six ténors de l’opposition dont le directeur de campagne de Jean Ping qui auraient été conduits dans une destination inconnue. La police ne confirme pas une telle information.

Sur place, plusieurs témoignages font état de rues jonchées de mobiliers, de pierres et de kiosques à Libreville où aux abords de l’assemblée nationale il y a également des voitures calcinées.

La présidence de la république est pour sa part bien gardée par les forces de l’ordre qui ont, en outre, pris position devant le quartier général de l’opposition où personne n’entre ni ne sort.

Les lieux ont été pris d’assaut la veille au soir par les forces de l’ordre, une attaque qui aurait fait, selon Jean Pong absent au moment des faits, deux morts et plusieurs blessés.

A Port-Gentil, deuxième ville du pays, les rues étaient désertes ce jeudi aux environs de midi, offrant tout de même les mêmes images de chaos qu’à Libreville.

Le tout sous les yeux de plusieurs éléments des forces de l’ordre visibles un peu partout.

© CAMERPOST avec © APA

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