Gabon – Crise postélectorale : Une organisation de la société civile menace de saboter la CAN

Une organisation de la société civile menace de saboter la CAN | Illustration/DR

Des membres du collectif « tournons la page » demandent la délocalisation de la Coupe d’Afrique des Nations. Ils s’appuient sur le climat politique tendu dans le pays.

Les deux membres de cette plateforme de la société civile ont dit leur détermination à opérer des sabotages si la compétition n’était pas délocalisée dans un autre pays. La revendication est contenue dans une lettre adressée au président de la Confédération africaine de football, le camerounais Issa Hayatou a –t-on apprit sur les ondes de la BBC. Les de la société civile gabonaise informent que le climat d’instabilité politique actuel dans le pays est tributaire de l’élection contestée du président Ali Bongo Ondimba, scrutin tenu le 27 août dernier.

Le problème

La pétition adressée à l’exécutif de la CAF pour ce même motif de remise en cause de l’élection de l’homme fort de Libreville, n’est pas un cas isolé. En novembre dernier un rapport d’enquête des observateurs de l’Union Africaine remettait en question les résultats publiés par le conseil constitutionnel relatif à 21 bureaux. Ledit rapport a mentionné que les juges constitutionnels gabonais,  ont relevé que les procès verbaux étaient truffés « des anomalies ».

Dans le Haut-Ogooué où Ali Bongo l’a emporté grâce à une participation avoisinant les 100%, les observateurs, ont mentionné «les procès-verbaux du Haut-Ogooué sont si bien rédigés, ordonnés et, par ailleurs, la coïncidence entre le nombre d’inscrits, celui des suffrages exprimés et l’attribution quasi-totale de ceux-ci à un seul candidat, qu’ils paraissent invraisemblables», il était précisé.

Cette requête tombe au moment où un autre rapport de l’union européenne devait être publié mais la cérémonie est reportée sine die. Selon le pouvoir un tel texte ne peut être rendu public en l’absence du chef de l’Etat en voyage hors du pays. Des arguments perçus par l’opposition comme une manière de noyer le poisson sec.

La récidive

Selon Jean-Claude un mordu du football, mieux vaut un mauvais arrangement qu’un bon procès car la compétition de souveraineté africaine doit se tenir à date. Il ajoute que le climat sécuritaire qui prévaut dans le monde et en Afrique centrale, notamment avec la secte islamiste nigériane Boko Haram, il faut prendre ces menaces au sérieux. Il rappelle et félicite encore les autorités de la Guinée Equatoriale, d’avoir acceptées d’accueillir cette compétition en 2015, après le désistement du Maroc qui avançait les arguments sécuritaires, au fort des désastres causés par la fièvre à hémorragie Ebola qui sévissait dans certains pays comme la Guinée Conakry, le Libéria impliqués dans la compétition.

En tout état de cause, la CAF a jusqu’au 15 décembre pour se prononcer sur la tenue de la compétition en terre gabonaise du 14 au 05 février 2017.

© CAMERPOST par Augustin TACHAM

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Eyong Eyong

very nice

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