Gabon – Crise Postélectorale : Ali Bongo héritier d’un lourd fardeau

Ali Bongo héritier d’un lourd fardeau | © Wikipedia/Archives
Ali Bongo héritier d’un lourd fardeau | © Wikipedia/Archives

Deux élections, deux crises postélectorales, six morts, le fils d’Omar Bongo s’accroche. Avec les émeutes en cours au Gabon, c’est le début de la fin d’une Afrique des pères fondateurs.

Ce sont des hommes, des femmes de tout âge qui ont participé à la mobilisation du peuple gabonais à Libreville et  dans les grandes villes du pays. Les actes de vandalisme visibles après l’annonce des résultats de la présidentielle de la semaine dernière, démontrent qu’une partie de la population a marre de la classe dirigeante. On parle dans le camp des contestataires des résultats annoncés par la Commission Nationale Autonome Permanente Electorale-CENAPE, de la nécessité d’un changement à tout prix.

Difficile apprentissage

La campagne électorale a volée très bas. Elle a été caractérisée par des invectives tant du côté de la coalition de l’opposition que du parti au pouvoir. L’ancien président de la commission de l’Union africaine Jean PING a qualifié le camp adverse de « cafards » et lui on l’appelle « Chintoc » référence faite à son père chinois. Le discours anti-BONGO est alimenté par les révélations de l’essayiste français Pierre PEAN sur les prétendues origines nigérianes du président-candidat, Ali BONGO.

Cruel baptême de feu en 2009.

Le décès de l’ancien président de la république, Omar BONGO à la tête du pays, après quarante ans de pouvoir a donné lieu à une succession dynastique. La venue aux affaires d’Ali Bongo Ondimba en 2009, avait déjà été mal perçue par une bonne partie de la population longtemps rendue muette. Après des tergiversations houleuses entre les anciens caciques de la cour du « roi BONGO» d’un côté, et de l’autre, les batailles familiales, l’actuel chef de l’Etat sera désigné comme digne héritier.

Récidive. La courte victoire du président sortant Ali Ben BONGO de 49.89 pour cent contre 48,23 pour cent chez Jean PING, est la goutte d’eau qui a débordé le vase, immédiatement après la proclamation des résultats définitifs de cette élection. S’en sont suivis, des marches de protestations, l’attaque des locaux de la télévision nationale, le feu mis sur l’Assemblée Nationale, le domicile d’un ancien premier ministre incendié. Par-dessus tout, le hold up du quartier général du candidat malheureux Jean PING pendant deux jours par les forces de sécurités. Bilan humain, au moins cinq morts, et l’arrestation de plus de mille manifestants. On attend le retour au calme.

© CAMERPOST par Augustin Tacham

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Adriel Wotadji

FAUX PAS DERANGER WATARA A SUR LUI 10 000 MORTS QUI PARLE

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