France : Mise en examen de Bernard Petit, le patron du «36 Quai des Orfèvres» – 06/02/2015

Le patron de la police judiciaire parisienne, Bernard Petit, a été mis en examen dans la nuit de jeudi à vendredi, soupçonné d'avoir violé le secret de l'enquête, a annoncé le parquet de Paris. | © AFP/ FRANCOIS GUILLOT.
Le patron de la police judiciaire parisienne, Bernard Petit, a été mis en examen dans la nuit de jeudi à vendredi, soupçonné d’avoir violé le secret de l’enquête, a annoncé le parquet de Paris. | © AFP/ FRANCOIS GUILLOT.

Soupçonné d’avoir violé le secret de l’enquête, le patron de la police judiciaire de Paris Bernard Petit a été mis en examen et immédiatement suspendu ce jeudi soir, a annoncé le parquet. Le patron de la PJ marseillaise est proposé pour le remplacer.

Le patron de la police judiciaire parisienne, Bernard Petit, a été mis en examen dans la nuit de jeudi à vendredi au terme d’une garde à vue qui aura duré près de 24 heures, a annoncé le parquet de Paris.

Son chef de cabinet Richard Atlan a, lui aussi, été mis en examen. Tout comme Philippe Lemaître, un collaborateur de l’Association nationale d’action sociale (Anas).

Les deux premiers cités sont mis en examen pour «violation du secret de l’instruction et révélation d’informations sur une instruction dans le but d’entraver le déroulement des investigations ou la manifestation de la vérité», a précisé le parquet. Bernard Petit et Richard Atlan sont également placés sous contrôle judiciaire, ce qui leur interdit «d’entrer en contact avec l’ensemble des protagonistes de l’affaire et d’exercer les fonctions de police judiciaire».

Quant à Philippe Lemaître, il est soupçonné d’avoir été un intermédiaire dans les fuites, entre Bernard Petit et Richard Atlan d’une part, et l’ancien numéro 1 du GIGN, Christian Prouteau, de l’autre pour fournir à celui-ci des renseignements avant son placement en garde à vue dans un dossier judiciaire.

Le patron de la PJ de Marseille proposé en remplacement

Philippe Lemaître a été mis en examen des chefs de «complicité de trafic d’influence, recel de violation du secret de l’instruction et recel de révélation d’informations sur une instruction en cours dans le but d’entraver le déroulement des investigations ou la manifestation de la vérité». Interpellé mercredi comme Bernard Petit, le président de l’Anas, l’ancien syndicaliste policier Jo Masanet, était toujours en garde à vue dans la nuit de jeudi à vendredi.

L’affaire est liée aux investigations sur une affaire de corruption impliquant Christophe Rocancourt. «L’escroc des stars» avait été mis en examen en octobre dernier et écroué notamment pour escroquerie, trafic d’influence actif et blanchiment de fraude fiscale.

Quelques minutes après l’annonce de la mise en examen de Bernard Petit, le ministère de l’Intérieur a adressé un communiqué expliquant que le patron de la PJ était «immédiatement suspendu». Il est interdit ses fonctions de police judiciaire. Christian Sainte, patron de la PJ marseillaise, a été proposé pour le remplacer à la tête de la PJ parisienne.

Cette affaire est une nouvelle étape sur son chemin de croix pour la PJ parisienne. En juillet, 52 kg de cocaïne y ont été volés et jamais retrouvés, même si les soupçons se portent sur un ex-membre de la brigade des stupéfiants.

En avril, une Canadienne avait porté plainte, accusant des policiers de l’antigang de l’avoir violée au «36». Deux policiers ont été mis en examen pour viol en réunion.

Source : © Leparisien.fr avec © APA