France – Ligue I : Le Camerounais Landry Nguemo reverdit à Saint-Etienne – 30/03/2015

Le Camerounais Landry Nguemo (à gauche) tient le Sénégalais Idrissa Gueye à l'écart. | © AFP PHOTO / PHILIPPE MERLE
Le Camerounais Landry Nguemo (à gauche) tient le Sénégalais Idrissa Gueye à l’écart. | © AFP PHOTO / PHILIPPE MERLE

Avec l’AS Saint-Etienne, Landry Nguemo retrouve ses sensations de milieu de terrain, depuis le début de l’année. Le Camerounais restait pourtant sur plusieurs mois sans jouer, après la fin de son contrat aux Girondins de Bordeaux et une aventure avortée au RC Lens.

Nouvelle année, nouveau club, nouvelle identité, nouvelle vie, Landry Nguemo reverdit à l’AS Saint-Etienne. Le milieu de terrain porte le maillot des Verts depuis deux mois. Avec son deuxième nom floqué dans le dos, comme un symbole. « Après une mésaventure à Lens et certains événements qui me sont arrivés, j’ai décidé de mettre Tsafack derrière le maillot », souligne le Camerounais de 29 ans.

De fait, Landry Joël Nguemo Tsafack a vécu sept ou huit mois délicats, entre la Coupe du monde catastrophique de l’équipe du Cameroun, la fin de son aventure avec les Girondins de Bordeaux l’été dernier, et un contrat jamais signé avec le RC Lens durant la première partie de saison 2014-2015.

Landry Nguemo ne veut pas s’attarder sur sa non-prolongation à Bordeaux, après trois saisons en Gironde : « Il n’y a pas eu de discussion. Je ne sais pas… Adressez-vous peut-être au président de Bordeaux, Monsieur Jean-Louis Triaud… »

Sur les semaines passées à Lens sans jouer, le natif de Yaoundé se montre en revanche plus disert. Il s’était engagé avec le club nordiste, mais le RCL avait été interdit de recrutement en raison de soucis financiers. « A cause de problèmes administratifs, mon contrat n’a pas pu être homologué, regrette Landry Nguemo. On attendait que l’actionnaire majoritaire de Lens fasse certaines choses (que l’homme d’affaires azéri Hafiz Mammadov apporte des moyens pour rendre le club solvable, Ndlr). Malheureusement, il ne les a jamais faites. Du coup, je me suis entraîné six mois avec Lens mais je n’ai jamais pu jouer ». Un crève-cœur car le Lion indomptable avait opté pour Lens malgré d’autres propositions.

L’envie d’imiter Diomandé et Gradel

Qu’importe, car Landry Nguemo n’a pas perdu au change avec Saint-Etienne, une équipe qui joue le haut du tableau. Après une dizaine de matches et un but inscrit (contre Lens !), il dresse un bilan positif : « Mes coéquipiers ont facilité mon adaptation. J’ai trouvé un groupe super accueillant et facile à vivre. Forcément, je me sens bien à Saint-Etienne. » Au point peut-être de prolonger avec les Verts. Le joueur et ses dirigeants doivent en discuter avant la fin de saison.

En attendant, Landry Nguemo aspire seulement à bien finir la saison, voire à rafler la Coupe de France. « Une finale de Coupe de France, ça fait rêver, lâche celui n’a pas participé à la finale de l’édition 2013 remportée par Bordeaux. Mais ça passe par une qualification en demi-finale face à Paris » le 8 avril.

Une fois la saison terminée et son avenir clarifié, Landry Nguemo pourra à nouveau penser à l’équipe du Cameroun. Il a suivi attentivement le parcours des Lions, éliminés au premier tour de la Coupe d’Afrique des nations 2015 en Guinée équatoriale. Il a surtout vu les Ivoiriens Max-Alain Gradel et Ismaël Diomandé revenir à Saint-Etienne auréolés de leur titre de champions d’Afrique. « J’étais content pour eux. Et c’est sûr que ça donne envie de pouvoir soulever ce trophée. Pourquoi pas dans deux ans ou dans quatre ans » pour la CAN au Cameroun, conclut-il.

Source : © RFI

Par David Kalfa

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