France : Elle ruine le patron d’une société de Bordeaux rencontré sur Facebook

Un compte facebook | Illustration / HAZEM BADER / © AFP
Un compte facebook | Illustration / HAZEM BADER / © AFP

La quadragénaire a profité de la vulnérabilité de ce chef d’entreprise de Mérignac pour lui extorquer plusieurs dizaines de milliers d’euros…

Elle aura profité de lui pendant plusieurs mois. Une quadragénaire comparaissait mercredi devant le tribunal correctionnel de Bordeaux pour un dossier d’extorsion sur personne vulnérable assorti d’une escroquerie et de faux et usage de faux, rapporte Sud Ouest ce vendredi.

Alix Porthault a lié connaissance sur Facebook avec le patron d’une société dans le bâtiment, basée à Mérignac, en 2012. Victime d’un grave accident en 2008, le chef d’entreprise est alors encore très affaibli, et aime surfer sur Internet pour occuper son temps.

43.000 euros de dépenses dans des boutiques de luxe

Le courant passe bien entre les deux personnes, qui se rencontrent. A tel point que la quadragénaire emménage chez lui un mois plus tard. Pour le sexagénaire, c’est le début d’une sordide histoire.

Menacé et violenté, il se retrouve obligé d’établir des quittances de loyer à l’intruse pour qu’elle puisse percevoir des indemnités de la Caisse d’allocations familiales. Elle utilise sa carte bancaire pour effectuer des achats dans des boutiques de luxe, et dépensera jusqu’à 43.000 euros, se fait établir un contrat de travail en tant qu’assistante de direction sans jamais mettre les pieds au sein de l’entreprise…

Trois ans de prison dont un avec sursis

De plus en plus gourmande, elle veut se faire octroyer une partie des parts sociales en nue-propriété de la SCI propriétaire de l’ensemble immobilier de Mérignac. Deux notaires refusent de signer l’acte, mais la prévenue trouve un auxiliaire de justice qui accepte. Le chef d’entreprise finira par porter plainte, en décembre 2014.

Décrite par les experts comme « manipulatrice, impulsive, séductrice et théâtrale », Alix Porthault a été condamnée par le tribunal à trois ans d’emprisonnement dont un avec sursis et mise à l’épreuve, à une obligation de soins et à rembourser la victime. A la barre, elle a assuré que tout cela s’est fait « d’un commun accord. »

La victime a dû, elle, souscrire un emprunt pour se renflouer.

Source : © 20 Minutes.fr