Festival international du court Métrage de Douala : 42 films camerounais en… 3 années – 15/05/2015

Michel Kuaté, le promoteur du Ficod |  © CamerPost.com
Michel Kuaté, le promoteur du Ficod | © CamerPost.com

L’information a été donnée par le Ministère de la culture (Minac), au terme du huitième Festival international du court Métrage de Douala (Ficod 2015).

Le cinéma camerounais est quasi inexistant. La production des œuvres filmiques locales est nulle, comparée aux prouesses de l’industrie Nollywood du Nigéria voisin. L’information a été donnée le 8 mai dernier, soit 24 heures avant la clôture du Festival international du court métrage de la ville de Douala. Une véritable douche froide pour les cinéastes camerounais.

Selon Jeanne Flore Kingué, Chef du Fichier vidéo au Ministère de la Culture, le Cameroun a produit officiellement « 3 films en 2013, 22 en 2014 et 17 au premier semestre de l’année 2015 ». Ces données sont naturellement en contradiction avec l’imagerie populaire. En effet les marchés et autres places publiques de nos cités sont érigés en points de vente de cd et de dvd. Dans ces points de vente à ciel ouvert, l’on retrouve un florilège d’œuvres cinématographiques made in Cameroon. De fait le pays compte de nombreux producteurs, un très grand nombre d’acteurs de cinéma et moult réalisations filmiques. Difficile de les répertorier, et surtout de les quantifier. Les cinéastes camerounais sont manifestement dans l’illégalité.

Selon le Ministère des Arts de la Culture, il ne suffit pas de faire des prises de vues pour être pris en compte. Il faut être éligible et remplir un certain nombre de conditions. Il faut pour ce faire : justifier d’un visa d’exploitation, obtenir une autorisation de prise de vues et se faire accompagner par des fonctionnaires du Ministère de la Culture pendant le tournage. Outre le non respect de ces trois conditions par les producteurs camerounais, une autre raison explique le faible nombre des œuvres cinématographiques camerounaises. Selon le Responsable du Fichier Vidéo au Minac, « très peu de films camerounais sont exploitables », et un faible nombre est de bonne qualité. Ils sont pour la plupart impropres à la consommation, selon les experts.

La huitième édition du Festival international du court Métrage de la ville de Douala (Ficod 2015), était l’occasion de ramener les cinéastes camerounais sur le droit chemin. Du 2 au 9 mai, des ateliers ont notamment été ouverts sur le cadre juridique du cinéma au Cameroun, ainsi que sur la maitrise des notions de base de l’industrie cinématographique.

© CamerPost – Olivier Ndema Epo

 

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