Fécafoot – Joseph Antoine Bell : Vers la renaissance du football camerounais ? – 10/11/2014

Joseph Antoine Bell, ancien gardien de but international du Cameroun.
Joseph Antoine Bell, ancien gardien de but international du Cameroun.

Avec pour ambition première la renaissance du football camerounais, l’ancien Lion indomptable s’est présenté hier face aux médias comme tête de liste à la prochaine élection des responsables à la fédération camerounaise de football (Fécafoot).

C’est un Joseph Antoine Bell plutôt serein et confiant qui s’est adressé aux professionnels des médias dimanche 9 novembre 2014 au soir à l’hôtel Hilton de Yaoundé. C’était au cours d’une conférence de presse que l’ancien gardien de but de l’équipe nationale de football camerounaise a donné pour la présentation officielle de sa candidature en tant que président de la Fédération Camerounaise de Football (Fecafoot). Pendant plus d’une heure donc, il va entretenir ses derniers sur les raisons qui l’ont motivé à poser sa candidature et dérouler son plan d’action. Cuisiner à souhait, l’auteur de l’ouvrage « Vu de ma cage » sorti aux éditions du Schabel en 2011, saura répondre sans difficultés aux préoccupations des journalistes.

Le constat est clair, pas besoin de convoquer un comité de sages pour comprendre que le football camerounais en perte de vitesse depuis quelques années va mal et ses organes dirigeants encore plus. Se présentant comme des sapeurs-pompiers ou au mieux des patriotes engagés, Joseph Antoine Bell dont la notoriété n’est plus à prouver et la Team New Deal à laquelle il appartient entendent faire bouger les choses. Et pour y arriver, un programme d’actions assez chargé est envisagé. Apport des financements via des partenariats avec les entreprises, promotion du football camerounais pour tous dès la base, motivation massive pour le retour des spectateurs dans les stades, respect des textes, etc. « Je souhaite être le président de la Fecafoot pour que l’on applique les règles et que l’on cesse de gaspiller l’héritage qui est celui de tous les camerounais. Je souhaite faire prôner le talent au détriment de la facilité et de la tricherie. Je ne fais de procès d’intention à personne et je compte bien au cas où je suis élu président de la Fécafoot au terme de la prochaine échéance électorale, travailler avec les élus régionaux en apportant néanmoins des changements çà et là pour bâtir une équipe complémentaire », a-t-il déclaré.

Après 1996, où sa candidature en tant que président de la Fecafoot n’avait pas abouti, ou encore 2008 lorsqu’il décide de s’éloigner du football camerounais à cause des injustices à son encontre, Joseph Antoine Bell revient à la charge et cette fois, il compte bien se battre pour arriver à ses fins. « Même si on décide d’annuler ou de repousser les élections des nouveaux responsables à la direction de la Fécafoot, j’attendrais et je resterais toujours candidat aux mêmes fonctions jusqu’à ce que les élections aient finalement lieues. Je ne compte plus laisser le match se jouer dans la même équipe avec le même résultat à la clé », a confié Joseph Antoine Bell.

C’est en 1970 que la carrière professionnelle de gardien de but de Joseph Antoine Bell débute. Après avoir joué pendant une vingtaine d’années dans des clubs nationaux (Eclair sportif de Douala, Orys Club de Douala, Union Sportive de Douala), africains (African Sports d’Abidjan, Arab Contractors – le Caire ) , internationaux (Olympique de Marseille, Sporting Club de Toulon, Girondins de Bordeaux, Association Sportive Saint Etienne) et en équipe nationale, celui que l’on appelle familièrement « Mbombog » a reçu de nombreuses récompenses parmi lesquelles le Ballon d’Or camerounais en 1978, le titre de meilleur gardien et capitaine du championnat de France durant trois années successives.

Le 8 décembre 2014, à l’issue de l’Assemblée élective générale de la Fécafoot, l’éditorialiste à Africa 24 qui a été tour à tour consultant à Rfi, Canal +Horizons et Cameroon Tribune, espère remporter haut la main les élections et faire éclore son engagement social au service de la patrie.

© CamerPost – Jeanne Ngo Nlend

Poster un Commentaire

Soyez le premier à commenter !

Me notifier des
wpDiscuz