Faits divers et terrorisme dans la campagne présidentielle française

Faits divers et terrorisme dans la campagne présidentielle française

La campagne électorale bat toujours son plein en France, à 3 jours du premier tour des présidentielles. Les 11 candidats amorcent la dernière ligne droite d’une campagne parfois émaillée par des faits divers et surtout une menace terroriste avortée. CAMERPOST suit bien entendu, de près la situation au jour le jour.

Faits divers et micro-événements

La campagne électorale présidentielle mobilise l’attention en France. Cette année, quelques tensions ont marqué le déroulement de cette course à l’Élysée. Les forces de l’ordre spécifient en effet que des événements divers comme les contre-manifestations et les troubles à l’ordre public ont été remarqués durant la campagne pour certains candidats. Le candidat de droite François Fillon est ainsi l’un des prétendants les plus concernés par ces événements. En mars déjà, concert de casseroles et jets d’œufs l’ont accueilli lors de son déplacement au Pays Basque. Et début avril, le candidat s’est fait enfariner au cours d’un meeting à Strasbourg.

Le terrorisme au cœur des débats

La campagne présidentielle a vu fleurir des sujets divers pour lesquels les candidats se sont volontiers prononcés, comme l’Europe, le marché du travail, l’immigration, la nationalité française, et tant d’autres encore. Le terrorisme est devenu le thème récurrent chez la majorité des prétendants. Il faut dire que l’arrestation de deux individus suspectés de projeter de commettre un attentat dans les jours qui viennent est l’élément déclencheur de la situation.

Les menaces terroristes en pleine campagne électorale sont assez inhabituelles, même si des antécédents ont déjà été remarqués. Mais cette fois, elles auraient eu vraiment pour cible les candidats à la présidentielle, déclenchant rapidement une amplification de leur protection. En France, la sécurité des candidats est ainsi sous la responsabilité de l’Unité de coordination de la lutte antiterroriste ou Uclat. À chaque prétendant à la présidence de la République est ainsi octroyé un indice qui évalue les menaces à son encontre. Selon le niveau Uclat du candidat, qui va de 4 à 1, un nombre conséquent de policiers est affecté à sa protection rapprochée. C’est François Fillon, Emmanuel Macron et Marine Le Pen qui sont aujourd’hui les plus protégés.

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