Etats Unis : Un policier blanc tue un noir de huit balles dans le dos en Caroline du Sud – 08/04/2015

 Capture d'écran d'une vidéo amateur diffusée le 7 avril 2015 montrant Michael Slager, policier de Caroline du Sud, prenant le pouls de Walter Scott, après lui avoir mis les menottes, le policier lui ayant tiré huit fois dans le dos | REUTERS/HANDOUT
Capture d’écran d’une vidéo amateur diffusée le 7 avril 2015 montrant Michael Slager, policier de Caroline du Sud, prenant le pouls de Walter Scott, après lui avoir mis les menottes, le policier lui ayant tiré huit fois dans le dos | REUTERS/HANDOUT

Un policier de Caroline du Sud a été mis en examen pour meurtre. L’officier blanc a fait feu à huit reprises sur l’automobiliste noir, dans le dos. Cette nouvelle affaire survient quelques semaines après les émeutes raciales de Ferguson et à la vague d’indignation qui a secoué le pays suite à la mort de Mike Brown.

Les faits se sont déroulés samedi 4 avril, à North Charleston, en Caroline du Nord, mais l’affaire a été révélée par une vidéo diffusée par nos confrères du New York Times ce mardi 7 avril. Réalisée par un témoin, la vidéo montre Walter Scott, un homme noir de 50 ans, fuir devant un policier blanc en uniforme qui le poursuit, arme à la main.

La course dure quelques secondes. L’officier ralentit et tire à huit reprises dans le dos de Walter Scott. L’homme s’effondre. On voit ensuite le policier s’approcher de l’homme à terre, et lui passer des menottes dans le dos.

La première version de l’officier est classique : un automobiliste arrêté lors d’un contrôle routier a résisté. Il a pris la fuite après lui avoir volé son Taser. Thomas Slagger affirme avoir tiré, car il se sentait menacé. Mais cette version ne résiste pas au visionnage de la vidéo, Thomas Slager vient d’être mis en examen pour meurtre. Il a « illégalement et avec préméditation tué la victime », lit-on dans le mandat d’arrêt le concernant. Il risque la peine de mort ou 30 ans de prison.

Ce qui provoque la fureur de la famille et des associations de lutte pour les droits civiques est la banalité des faits. Si un inconnu n’avait pas filmé la scène, l’affaire avait toutes les chances de s’arrêter au témoignage du policier. « S’il n’y avait pas eu de vidéo, connaîtrions-nous la vérité ? Où aurions-nous vu ce qui est sorti récemment ? Mais maintenant, nous connaissons la vérité », s’est insurgé le frère de la victime de Michael Slager lors d’une conférence de presse. La famille de Mike Brown, dont la mort à Ferguson a provoqué des mois d’émeutes raciales, demande le vote d’une loi obligeant les forces de l’ordre à porter une caméra.

Source : © RFI

Avec la correspondante à New York, Anne-Marie Capomaccio

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