Etats Unis – Donald Trump : un candidat populaire mais contesté

Donald Trump, un candidat populaire mais contesté | © Reuters/Dominik Reuter
Donald Trump, un candidat populaire mais contesté | © Reuters/Dominik Reuter

La course à l’investiture pour la Maison blanche n’est plus très longue pour Donald Trump. Même si ce dernier n’est pas encore complètement investi, il est plus que jamais le favori pour remporter l’investiture du parti Républicain. En effet, lors du Super Tuesday, Donald Trump a remporté sept Etats sur les onze qui étaient en jeu.  Pour ce qui est des délégués, Trump se retrouve avec près de 275, soit environ un quart du total dont il a besoin pour remporter l’investiture.

 Super Trumpday

Sur les sept Etats remportés par le candidat milliardaire, c’est dans le Massachussets que sa victoire est le plus éclatante.  Dans cet Etat réputé indépendant, il a raflé près de 50 pour cent des voies. Plus modéré et plus apaisé, Trump a tenu un discours en Floride dans lequel il promet d’unifier le parti et le pays. A cet effet, il a essayé de mettre de l’eau dans son vin de radicalité et d’extrémisme.

Pour justifier ses changements de position sur de nombreux sujets, Donald Trump a vanté  la nécessité pour un dirigeant d’être “flexible”, lors d’un débat avec ses concurrents à l’investiture républicaine. « J’ai un noyau très solide », a-t-il assuré, « mais je n’ai jamais vu quelqu’un réussir sans un certain degré de flexibilité ». Donald Trump, dont les positions mettent mal à l’aise une bonne partie de l’establishment républicain même si les électeurs semblent le plébisciter

Critiqué dans son propre camp

Donald Trump est critiqué, y compris au sein de son propre camp, pour avoir proposé d’aller plus loin que la torture par simulation de noyade et promis de tuer non seulement les terroristes mais aussi leurs familles.

Donald Trump a subi les attaques répétées de ses rivaux ainsi que de personnalités du parti désormais en guerre ouverte avec le favori de l’investiture. Par exemple, l’ex-candidat républicain à la présidentielle américaine, Mitt Romney a très durement attaqué Donald Trump en l’accusant de malhonnêteté.

Il revient sur sa promesse de torturer les terroristes

Au wall street journal, Donald Trump a écrit : « J’utiliserai tout mon pouvoir légal pour arrêter ces ennemis terroristes. Je comprends, cependant, que les Etats-Unis sont liés par des lois et des traités et je ne demanderai pas à notre armée ou à d’autres responsables de violer la loi », il a poursuivi en déclarant qu’il  « est clair que, en tant que président, je suis lié par des lois comme simplement tous les américains et j’assumerai ces responsabilités ».

 Selon CAMERPOST, le candidat n’avait pas le choix que de revenir sur sa décision de torturer les terroristes et de tuer leurs familles. En effet en plus d’être violemment critiqué au sein de son propre parti, plus de 70 experts républicains dans le domaine des affaires étrangères et de la sécurité nationale ont publié jeudi dernier une lettre ouverte. Celle-ci dénonçait l’incohérence du candidat et notamment ses déclarations ambigües sur la torture. Un général à la retraite et ancien directeur de la CIA Michael Hayden avait affirmé  que jamais l’armée américaine ne suivrait des ordres illégitimes.

© CAMERPOST par Eliane Ndounkeu