Espionnage : Wikileaks dévoile que la NSA enregistre toutes les communications en Afghanistan – 24/05/2014

Le site lanceur d’alerte vient de révéler que l’Afghanistan est le deuxième pays dont les communications sont intégralement écoutées par la NSA. Julian Assange en personne justifie ce choix contesté par Glenn Greenwald, le journaliste qui a récupéré les documents d’Edward Snowden.

Julian Assange, le fondateur de Wikileaks.
Julian Assange, le fondateur de Wikileaks.

C’est donc l’Afghanistan. Pour des raisons de sécurité, le Washington Post et The Intercept avaient préféré cacher le nom du second pays dont les communications sont intégralement écoutées et enregistrées par la NSA.

Face à cette auto-censure appliquée « à la demande du gouvernement américain » d’après Wikileaks, le site avait annoncé qu’il communiquerait aujourd’hui l’identité de ce second pays. C’est chose faite, de la main même de Julian Assange, depuis ce matin.

Wikileaks indique ne pas souhaiter donner la source de cette révélation, afin de la protéger. Si ce que Wikileaks avance est vrai, leur contact a nécessairement eu accès aux documents livrés par Edward Snowden… et ils ne sont pas légion à avoir eu entre les mains les précieuses informations.

Nous ne pouvons être complice de cette censure !”

Assange, qui s’est fait spécialité de la diffusion de documents secrets, se livre alors à une argumentation visant à justifier son choix. Dans son communiqué, il affirme que l’article de The Intercept, qui explique ne pas donner le nom du second pays parce que ses journalistes craignent que cela puisse entraîner une « flambée de violence », ne tient pas. Le fondateur de Wikileaks rappelle que son site a « des années d’expérience face aux déclarations fallacieuses et exagérées » de l’Etat.

Il précise également « qu’à ce jour, nous ne sommes pas au courant de la moindre preuve fournie par un organisme gouvernemental que l’une de nos huit millions de publications ait causé préjudice à la vie de quiconque. »

WikiLeaks cannot be complicit in the censorship of victim state X. The country in question is #Afghanistan. https://t.co/vWwU4DJw0I #afpak

WikiLeaks (@wikileaks) 23 Mai 2014

Wikileaks choisit donc la carte de la transparence totale. « Nous ne pouvons être complices de cette censure », explique un porte-parole du site sur son compte Twitter.

Hormis les Bahamas et l’Afghanistan, trois autres pays sont soumis au programme Mystic. Mais pour ces derniers, seules les métadonnées téléphoniques (nombre d’appels, durée, nom de l’appelant, de l’appelé…) sont collectées.

Cet éternel débat entre transparence totale prônée par Wikileaks et vérité partielle revendiquée par certains journaux pour des raisons de sécurité en encore de beaux jours devant lui.

Source : 01net.com

Par Pierre Fontaine, Eric LB, Laurent Cointot

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